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Crise écologique : Severn Cullis-Suzuki reste confiante

Crise écologique : Severn Cullis-Suzuki reste confiante
A travers Severn, la voix des enfants, le réalisateur Jean-Paul Jaud met en lumière des initiatives écologiques menées aux quatre coins de la planète

Deux décennies plus tard, son discours plein de verve et de panache n’a pas pris une ride. Lors du premier Sommet de la Terre organisé par l’ONU à Rio de Janeiro en 1992, Severn Suzuki, douze ans à l’époque, s’adressait au monde entier, « aux hommes politiques, aux journalistes et aux hommes d’affaires », pour faire entendre la voix des générations futures qui ont peur. De la Terre qui se meurt, des espèces animales et végétales qui disparaissent à petit feu… « Vous décidez dans quel genre de monde nous allons grandir [...] Sommes-nous seulement dans la liste de vos priorités ? », demandait-elle à un auditoire sous le choc.

La question reste plus que jamais d’actualité à l’approche du sommet « Rio+20 » : rien ou presque n’a changé et la jeune femme, désormais trentenaire, maman et mariée, continue de défendre la cause environnementale. Fille d’un militant écologiste, Severn Cullis-Suzuki a brillamment pris la relève, enchaînant les plateaux de télévision et les conférences partout dans le monde. Elle est aussi l’héroïne du film de Jean-Paul Jaud Severn, la voix de nos enfants, qui sortira en DVD le 15 octobre prochain Alors qu’elle était en déplacement à Paris pour la promotion de ce remarquable documentaire, elle a évoqué le prochain sommet de la Terre, qui devra être selon elle « un moment de réflexion ». « Nous devons prendre du recul pour voir le futur que nous sommes en train de construire et nous demander pourquoi nous n’avons pas accompli tout ce que nous avions dit il y a vingt ans », a-t-elle lucidement estimé.

Sauf que des problèmes majeurs sont venus se greffer à ceux qui existaient déjà à la fin du XXe siècle. La dépression économique, l’accident de Fukushima, la multiplication des catastrophes naturelles, pour ne citer qu’eux, sont autant de manifestations de ce qu’elle a appelé une « crise de culture ». « Nous nous sommes détachés du monde naturel et des réalités biologiques.  On ne peut pas se contenter de guérir de la crise : il faut que nous soyons capables de voir les liens entre toutes les crises, qu’elles soient énergétiques, économiques, environnementales, et remettre en question les bases de notre société », a-t-elle martelé.

Severn Cullis-Suzuki n’est plus une enfant mais reprendrait volontiers le micro à Rio. Non pas pour délivrer un message alarmiste mais pour rappeler aux décideurs leurs responsabilités. « Evidemment, si on regarde les problèmes à l’échelle globale, on peut vite se sentir désespéré, dépassé et impuissant. Mais nous vivons un moment historique où nous devons surmonter la crise et faire les bons choix […] Nous avons trop de travail pour perdre du temps à se lamenter », estime-t-elle. Et d’ajouter, croyant finalement encore plus fort aujourd’hui à la solidarité entre les hommes et à l’amour de son prochain : « maintenant que je suis maman, je me rends compte que tous les parents aiment leurs enfants, nous avons tous ça en commun et ça me pousse à croire que nous allons trouver une solution ». Puissent ces propos empreints d’espoir être cette fois-ci écoutés…

Crédits photos : BÉATRIE CAMURAT-JAUD / J+B SEQUENCES
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  • daniel d

    “des générations futures qui ont peur” : on les comprend :-( (

  • http://www.pearltrees.com/perringwendal/22-septembre/id3592531 22 Septembre by perringwendal – Pearltrees

    [...] Crise écologique : Severn Cullis-Suzuki reste confiante | zegreenweb Sauf que des problèmes majeurs sont venus se greffer à ceux qui existaient déjà à la fin du XX e siècle. La dépression économique, l’accident de Fukushima , la multiplication des catastrophes naturelles , pour ne citer qu’eux, sont autant de manifestations de ce qu’elle a appelé une « crise de culture » . « Nous nous sommes détachés du monde naturel et des réalités biologiques. On ne peut pas se contenter de guérir de la crise : il faut que nous soyons capables de voir les liens entre toutes les crises, qu’elles soient énergétiques, économiques, environnementales, et remettre en question les bases de notre société » , a-t-elle martelé. Severn Cullis-Suzuki n’est plus une enfant mais reprendrait volontiers le micro à Rio. Non pas pour délivrer un message alarmiste mais pour rappeler aux décideurs leurs responsabilités. « Evidemment, si on regarde les problèmes à l’échelle globale, on peut vite se sentir désespéré, dépassé et impuissant. [...]