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Coupe du Monde de Rugby 2011 : essai transformé pour l’écologie

Coupe du Monde de Rugby 2011 : essai transformé pour l'écologie
Le légendaire stade de l'Eden Park a fait peau verte en vue de la septième Coupe du Monde de Rugby

C’est parti ! La Coupe du Monde de Rugby 2011 vient tout juste de débuter. Pays-hôte et grand favori de la compétition, la Nouvelle-Zélande ne devrait pas connaître de difficultés pour disposer de Tonga (Poule A) dans le match inaugural et aura à coeur de faire aussi bien qu’en 1987, année de la première Coupe du Monde de rugby, qu’elle co-organisa avec l’Australie et remporta sans coup férir. Dans le même groupe que les All Blacks, le XV de France entrera en lice demain et devrait lui aussi dérouler face aux Japonais.

Au même titre que la précédente, cette Coupe du Monde défendra les standards du développement durable. Le ministère de l’Environnement a notamment mis au point Recycling in Public Places Initiative, un vaste plan de retraitement auquel Wellington a consacré quatre millions six cent mille dollars néo-zélandais (environ deux millions sept cent soixante mille euros) et qui prévoit l’installation de plus de six cents points Love NZ – Recycle With Care. Répartis dans les lieux publics et les sites touristiques des villes organisatrices, ils offrent aux spectateurs la possibilité de recycler verre, plastique et autres canettes.

Un hub spécial favorisant les transports en commun a parallèlement été mis en place autour du légendaire stade de l’Eden Park (Auckland), qui pour l’occasion a vu sa capacité portée de quarante-huit mille à soixante-mille places. Au même titre que l’ancien stade irlandais de Lansdowne Road, il a surtout été « éco-restauré » avec entre l’autres l’installation de dispositifs de récupération des eaux usées et de filtrage des eaux de pluie. 70 % des matériaux de construction ont en outre été recyclés ou réutilisés et d’autres arènes, celle de Taranaki par exemple, ont également été « verdies » à travers des programmes d’économies d’énergie.

Le temple de l’ovalie néo-zélandaise privé de Coupe du Monde

Frappée par un épouvantable tremblement de terre en février dernier, la Nouvelle-Zélande est aujourd’hui en fête mais n’a pas encore pansé la totalité de ses plaies, loin s’en faut. Christchurch est un cas à part. La deuxième plus grande ville du pays est en effet victime d’une véritable malédiction depuis l’année dernière avec trois séismes en l’espace de neuf mois, le premier en septembre, le troisième en juin dernier (NDLR : le plus meurtrier, celui de février, a fait cent quatre-vingt-une victimes). La dernière secousse a été celle de trop aux yeux des pouvoirs publics, lesquels ont procédé à l’évacuation définitive d’une partie des quartiers Est de la métropole, les plus exposés.

Sept rencontres devaient par ailleurs se disputer à Christchurch mais vu les risques telluriques elles ont finalement toutes été transférées. Un vrai crève-coeur dans la mesure où quarante-deux internationaux ont fait leurs gammes à la Christchurch Boys High School et où l’équipe de la ville, les Canterbury Crusaders, est la plus performante de Nouvelle-Zélande.

Durement touchée par le séisme de février, la cathédrale de Christchurch, elle, va être temporairement remplacée par un édifice réalisé avec des tubes de carton, en attendant d’être restaurée ou reconstruite (les autorités n’ont pas encore statué). Un projet green qui a été approuvé par le doyen de la cathédrale Peter Beck à l’issue d’une étude de faisabilité concluante et confié à l’architecte japonais Shigerun Ban, concepteur du Centre Pompidou de Metz (Moselle) et qui avait déjà construit une église analogue à la suite du tremblement de terre qui avait dévasté Kobe (Japon) en janvier 1995.

Constituée de soixante-quatre tubes de carton de quatre-vingt-trois centimètres de diamètre chacun, la structure ressemble à une tente, avec des conteneurs en guise de fondations. Capable d’accueillir sept cents fidèles et d’une longueur comprise entre dix-huit et vingt-deux mètres, son coût a été évalué à quatre millions de dollars néo-zélandais (environ deux millions quatre cent mille euros). Le prix de la renaissance…

Crédits photos : Wikimedia Commons – NC / flickr – New Zealand Defence Force
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