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Copenhague, un gouffre financier

Copenhague, un gouffre financier
La demande quotidienne de pétrole pourrait d'après l'AIE atteindre près de cent millions de barils, essentiellement en raison de la hausse de la demande de carburant en Chine

L’échec retentissant du dernier grand sommet international sur le climat n’a pas eu « que » des répercussions environnementales et diplomatiques…

Certains gouvernants ont beau s’être employés à rassurer la galerie, évoquant des avancées encourageantes, appelons un chat un chat. Reconnaissons que la conférence danoise n’a pas, très loin s’en faut, débouché sur ce que l’opinion publique internationale – par ailleurs particulièrement préoccupée -  était en droit d’attendre étant donné les prévisions alarmistes des scientifiques et les conséquences déjà manifestes de la hausse du thermomètre mondial. Un accord au rabais, ni contraignant ni viable juridiquement, des signataires pour la plupart récalcitrants qui ont apposé leur paraphe pour ne pas être les parias de la scène diplomatique : le moins que l’on puisse écrire est que la communauté internationale ne s’est pas montrée à la hauteur des enjeux.

La faute d’abord aux États-Unis et à la Chine aux dires d’associations médusées, la faute aussi – surtout – à une vision archaïque des rapports entre écologie et économie. La première a certes un coût, encore largement jugé rédhibitoire en haut lieu, mais elle a surtout des retombées qui peuvent être considérables, ce dont les décideurs dans leur ensemble ont en tout état de cause bien du mal à convenir.

Mal leur en prend : d’après  son rapport annuel sur les perspectives énergétiques mondiales, l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) a évalué à onze mille six cents milliards de dollars (environ huit mille quatre cent vingt-deux milliards d’euros) (!) les investissements nécessaires pour infléchir les politiques énergétiques et ainsi rendre l’augmentation des températures moins douloureuse. Cette estimation vertigineuse est supérieure de mille cent milliards de dollars (sept cent quatre-vingt dix-sept milliards d’euros) à celle formulée l’an passé à la même époque, c’est-à-dire avant l’ouverture du sommet de Copenhague, d’où l’absolue nécessité de s’accorder sur un texte fort à Cancun (Mexique). Ce qui, au vu des signaux négatifs observés à Tianjin (Chine) et plus largement des divergences constatées dans toutes les réunions dédiées au réchauffement climatique, à Bonn (Allemagne) et à Genève (Suisse) notamment,  est hélas tout sauf certain…

Crédits photos : Wikimedia Commons – Walter Siegmund / High Contrast / Jmh2o / Wayne National Forest

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