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Chine – Des énergies vertes à profusion

Chine – Des énergies vertes à profusion
Depuis que la Chine est devenue le premier pollueur mondial en 2006, elle génère chaque année le quart des émissions de CO2 de la planète

La Chine, son smog, ses mines de charbon… L’Empire du Milieu a mauvaise réputation mais fait désormais le pari des énergies renouvelables.

La Chine va-t-elle devenir la championne des énergies « propres »  ?  Elle en prend en tout cas le chemin. Selon un rapport publié le jeudi par l’agence Xinhua, les ressources renouvelables pourraient en effet générer près du quart de la production électrique du pays d’ici à la fin de l’année, soit 250 gigawatts (GW). Hydroélectricité, énergies solaire et éolienne s’imposent donc dans le paysage énergétique chinois au détriment des combustibles fossiles. L’Empire du Milieu construit actuellement plus d’infrastructures s’appuyant sur le soleil ou le vent  que de centrales à charbon : sur les 178 GW d’électricité produits par des installations en chantier fin 2009, 96 GW devaient ainsi émaner de sources énergétiques renouvelables, contre 80 GW provenant de ressources thermiques.

L’Empire du Milieu a ainsi détrôné les Etats-Unis. Pour la première fois, il est devenu l’an dernier le premier investisseur mondial en matière d’énergies renouvelables.

Et pour parvenir à son objectif de produire 20 GWh à partir de l’éolien ou de la biomasse à l’horizon 2020, il a déboursé plus de 34,5 milliards de dollars. « La Chine est en train de devenir l’atelier du monde pour les énergies propres […]. Il y a cinq ans, les investissements chinois ne dépassaient pas 2,5 milliards de dollars », a rappelé Phyllis Cuttino, membre de la fondation américaine Pew Charitable Trusts et auteur d’une étude sur la « mutation verte »  de Pékin.

Vent, soleil et eau raflent la mise

L’énergie éolienne souffle donc sur la Chine et notamment sur le nord du pays. Depuis fin mars, la région autonome de Mongolie a en effet vu émerger des installations éoliennes capables de générer 7,3 GW (contre 170 MW en 2005). Le gouvernement chinois prévoit en outre d’installer des parcs éoliens dans la région du Zhang Fusheng.

L’Empire du Milieu ne se laisse cependant pas électrifier « que » par le vent. Le soleil, thermique et photovoltaïque, l’a également séduit. Les technologies liées au solaire se sont rapidement étendues à l’ensemble du territoire : des chauffe-eau solaires équipent par exemple depuis 2006 la quasi-totalité des toits de la ville de Lijiang. L’immense potentiel hydroénergétique de la Chine devrait également lui permettre de subvenir à ses besoins en d’électricité. Grâce à de nouveaux systèmes, 30% de la production électrique pourrait enfin émerger de l’eau d’ici à 2020.

Ces données ne doivent cependant pas occulter une réalité peu reluisante. En 2006, la Chine a en effet ravi un autre leadership aux Etats-Unis, beaucoup moins glorieux, celui  du plus gros pollueur mondial. Ses infrastructures thermiques continuent de représenter 700 GW de ses capacités électriques. Face au coût croissant des ressources fossiles, la Chine ne cesse d’être obsédée par son approvisionnement en énergie. Pour y répondre, elle favorise le développement des énergies renouvelables. Seul l’avenir pourra nous dire si ce pari est réussi.

Crédit photo : Flickr - Houbazur
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