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Chaque année, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a la triste tâche d’actualiser sa liste rouge des espèces menacées d’extinction. Des espèces présentant une « préoccupation mineure » à celles déjà « éteintes », cette liste a pour finalité d’encourager les autorités à prendre des mesures en faveur de la préservation des espèces qui peuvent encore être sauvées. Si des initiatives portent parfois leurs fruits, la liste rouge de l’UICN se fait malheureusement de plus en plus longue. Voici dix espèces menacées d’extinction…
Girafe de Rothschild
Les girafes de Rothschild ne seraient plus aujourd’hui que 470, la plupart établies en Ouganda et au Kenya. De fait, elle est l’une des espèces de girafes les plus menacées en raison de la dégradation de son habitat et de la pratique du braconnage.

Tortue de Mulhenberg
La tortue de Mulhenberg, Glyptemys muhlenbergii de son nom scientifique, est une espèce de tortue semi-aquatique vivant à l’est des Etats-Unis. L’UICN a modifié son statut l’an passé : d’espèce « en danger », elle est ainsi devenue une espèce « en danger critique d’extinction », sa population ayant souffert d’une chute de 80% selon l’organisme. Bien qu’elle soit aujourd’hui protégée, la tortue de Mulhenberg, convoitée entre autres pour sa petite taille, demeure menacée par le commerce d’animaux de compagnie.

Renard nain de San Joaquin
Le renard nain de San Joaquin vit dans la vallée du même nom, située en Californie (Etats-Unis). Ne mesurant qu’environ 50 centimètres de long et ne pesant pas plus de 2,5 kilos, il est le plus petit renard répertorié en Amérique du Nord. Sa population était estimée à près de 7 000 individus dans les années 1990 mais la diminution constante de ses effectifs a amené l’U.S. Fish and Wildlife Service à le classer parmi les espèces  « en danger ». La perte de son habitat et une importante compétition avec son cousin le renard roux seraient les principales raisons du déclin du renard nain de San Joaquin.

Chat viverrin
Également appelé « chat pêcheur », ce félin est passé de la catégorie « vulnérable » à celle d’espèce « en danger » sur la liste rouge de l’UICN en raison d’une importante baisse de sa population en dix ans. Le chat viverrin vit en effet surtout dans les zones humides d’Asie du sud-est, or plus de 45% de celles-ci sont elles-mêmes menacées. Confronté de surcroît à la pollution, à la chasse et à la surpêche – les poissons constituent le principal de son alimentation, d’où son surnom -, ce félin risque fort de disparaître dans les années à venir.

Zèbre de Grévy
Le zèbre de Grévy est établi en Ethiopie et au Kenya, dans la Corne de l’Afrique. Classé « en danger » par l’UICN, sa population a chuté de plus de 50 % en l’espace de deux décennies, soit une dégringolade parmi les plus importantes chez les mammifères du continent noir. En 2008, année de leur apparition sur la liste rouge de l’UICN, les zèbres de Grévy ne comptaient plus que 750 individus adultes. L’espèce est notamment menacée par l’appauvrissement des ressources en eau et la chasse, tandis que l’élevage du bétail détruit son habitat…

Le Lynx ibérique
Plus communément appelé « Lynx d’Espagne » en raison de sa forte présence dans le pays – bien qu’il soit aussi établi au Portugal –, ce félin ne comptait qu’entre 84 et 143 individus adultes en 2008, lorsque l’UICN l’a officiellement « consacré » espèce « en danger critique d’extinction ». Et pour cause : sa population ne cesse de diminuer depuis les années 1950 et l’amorce du déclin des populations de lapins de garenne, sa proie principale. Si des mesures de réintroduction de ce dernier ont depuis été prises, le lynx ibérique doit également faire face à une urbanisation de plus en plus importante.

Ours polaire
Symbole des conséquences du réchauffement climatique sur la biodiversité, l’ours polaire a été classé comme espèce « vulnérable » sur la liste rouge de l’UICN en raison d’une baisse attendue de sa population d’environ 30% d’ici les 45 prochaines années. Hausse du thermomètre mondial oblige, son habitat se fait de plus en plus réduit et il est aujourd’hui contraint de parcourir des distances de plus en plus grandes avant d’atteindre la banquise. Une nourriture de moins en moins abondante et l’augmentation du trafic en Arctique, notamment en raison de l’exploration gazière et pétrolière, n’arrangent évidemment pas son cas. Ni la pollution dans la région…

Propithèque de Verreaux
Appelé « Sifaka » par les indigènes en raison des cris étranges qu’il émet, ce primate endémique au Madagascar se distingue de ses cousins lémuriformes par son pelage majoritairement blanc. L’UICN l’a classé comme espèce « vulnérable » eu égard au constat d’une réduction de sa population de 30% en 30 ans. Un déclin essentiellement dû à la déforestation et à la chasse pratiquée dans certaines régions de l’Etat insulaire.

Rat kangourou de Tipton
Ce rongeur ne mesure qu’entre 100 et 110 millimètres – jusqu’à 250 si l’on compte la queue – et ne pèse qu’entre 35 et 38 grammes. Sous-espèce des « rats-kangourous », il est confiné à certaines zones de Californie (Etats-Unis), notamment celle de Tipton d’où il tient son nom. Il a été classé comme espèce en danger par l’U.S. Fish and Wildlife Service à cause du développement urbain et agricole, lesquels se font au détriment de son habitat.

Panda géant
Si les chiffres ont récemment été revus à la hausse, l’UICN estime qu’il ne reste pas plus de 2 500 pandas géants dans le sud et l’est de la Chine. Une population bien trop restreinte et en perpétuelle diminution en raison de l’urbanisation du pays et du braconnage. Problème supplémentaire : les capacités de reproduction sont particulièrement limitées, les femelles n’étant fécondes que trois jours par an (!) Aussi la survie des pandas géants dépend-elle de plus en plus des efforts de préservation, certes encourageants, réalisés en captivité. A noter enfin que la France a récemment eu l’honneur d’accueillir deux individus…

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