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Canada : les baleines, victimes collatérales de l’activité humaine en mer

L’activité humaine n’a de cesse de compromettre la survie des espèces animales. Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (Cosepaq) a publié en début de semaine une étude expliquant que le rorqual boréal, le rorqual commun et la baleine à bec de Sowerby étaient désormais considérés comme étant “en péril dans les eaux canadiennes”.

Ces cétacés voient en effet leur survie grandement menacée par les activités de l’homme en mer. Selon le Cosepaq, les cétacés s’enchevêtrent régulièrement dans les engins de pêche et sont heurtés, voire pire, en, raison du nombre toujours plus important de grand navire en mer.

“De plus, le bruit causé par les bateaux, les exercices navals et les activités de prospection sismique en cours compromettent leur communication et leur survie”, ajoutent les auteurs du rapport.

Selon la classification propre au Cosepaq, le rorqual boréal est désormais une espèce considérée “en voie de disparition” alors que les populations de rorqual commun et de baleines à bec de Sowerby sont considérées comme étant “préoccupantes”.

“Les espèces ne se soucient pas des frontières. C’est donc toute la communauté mondiale qui doit travailler ensemble pour contrer les menaces. Aucun pays ne peut à lui seul sauver ces espèces“, a estimé John Reynolds, président du Cosepaq, dans un communiqué de presse.

Ce n’est pas la première fois que le Canada alerte l’opinion publique sur les dangers que font peser les activités humaines sur les populations de baleines. Selon un rapport du Réseau canadien pour la santé de la faune, ce ne sont pas moins de 12 baleines noires qui ont péri dans le Golfe du Saint-Laurent au cours de l’été 2017.

Cette espèce, qui figure parmi les plus menacées du monde, semblaient pourtant avoir trouvé un havre de paix dans le Saint-Laurent. Ce dernier abritait en effet près du quart des 458 derniers représentants de la famille des baleines noires.

En février dernier le gouvernement canadien a donc décidé de lancer une série de mesures destinées à renforcer la protection de la baleine noire. Ottawa a notamment décidé de réduire les zones où la pêche est autorisée et à limiter la vitesse maximale autorisée pour les gros navires dans les zones à risque du Saint-Laurent.

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