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BP accumule les malheurs en Alaska

BP accumule les malheurs en Alaska
Un huitième de la production américaine de pétrole passe par le pipeline Trans-Alaska. Un oléoduc dont les responsables viennent de vivre une semaine particulièrement éprouvante…

Géré par le consortium Alyeska Pipeline Service, dont BP est l’actionnaire majoritaire, le pipeline Trans-Alaska, a connu une nouvelle interruption de service en début de semaine. Un désagrément a priori assez prévisible…

C’est une folle semaine à laquelle a eu droit le célèbre pipeline Trans-Alaska. Elle a débuté par une panne de 84 interminables heures pendant lesquelles, le week-end dernier, cet oléoduc inauguré en 1977 s’est arrêté de fonctionner. A l’origine de cette interruption de service, la découverte d’une petite fuite de pétrole à l’extrême nord de l’Alaska.

Alors que celle-ci n’avait pas été complètement résorbée, BP a tout de même décidé la reprise des activités du pipeline mercredi dernier. Il est vrai que transite par ce canal, symbole des velléités arctiques du groupe, pas moins d’un huitième de la production totale de brut américain, ce qui confère à l’installation un caractère tout à fait capital pour l’entreprise. Celle-ci a expliqué vouloir reprendre la production pour empêcher la formation de glace à l’intérieur du tube, ce qui aurait été « la pire des situations possibles », dixit un responsable anonyme cité par nos confrères du « New York Times ».

Une réouverture qui traine…

La perte financière pour l’entreprise se chiffre – pour l’instant – à un peu moins de 200 millions de dollars (150 millions d’euros), le pipeline transportant chaque jour l’équivalent d’une cinquantaine de millions de dollars (37 millions d’euros) de brut. Ce passif financier devrait néanmoins rapidement s’accroître puisque, pour découvrir et endiguer les causes de cette fuite persistante, BP a décidé vendredi dernier de fermer de nouveau l’oléoduc pour une durée de 36 heures. Alyeska, qui gère le pipeline, a de son côté déclaré que cette fuite n’avait au bout du compte eu qu’un impact environnemental extrêmement réduit.

De tels problèmes, qui surviennent dans une période particulièrement complexe pour la multinationale britannique, toujours empêtrée dans les suites de la marée noire dans le Golfe du Mexique et depuis peu visée par une plainte de fermiers colombiens, étaient pourtant vraisemblablement prévisibles. La vétusté de cet oléoduc inquiète en effet depuis longtemps les écologistes mais aussi des employés du groupe. Et pour couronner le tout, la réouverture prévue ce dimanche a été une nouvelle fois reportée. A l’heure où nous écrivons ces  lignes le pipeline n’a toujours pas été remis en service. Une folle semaine qui se conclut par un beau fiasco…

Crédit photo : flickr – Arthur Chapman / ARLIS Reference
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