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Borloo Premier ministre : ça brûle

Borloo Premier ministre : ça brûle
D'après des sources proches du ministre de l'Ecologie la nomination de Jean-Louis Borloo à Matignon serait pour ainsi dire acquise

La majorité des Français ont beau souhaiter un statu quo à la tête de Matignon, François Fillon étant dans une large mesure épargné par les critiques qui portent sur l’action gouvernementale, Nicolas Sarkozy ne semble bel et bien pas l’entendre de cette oreille.

Les spéculations continuent d’aller bon train sur la nature et même la date du remaniement ministériel. Quand aura-t-il lieu ? Sera-t-il plus profond qu’initialement envisagée à l’Élysée ? D’après certaines sources réputées sûres, dont Jean-Michel Aphatie, qui l’a confirmé hier sur le plateau du Grand Journal, la désignation de Jean-Louis Borloo au poste de Premier ministre serait en tout cas imminente.

Le ministre de l’Écologie convoite ouvertement ce poste depuis plusieurs semaines. Cette éventuelle promotion, que nous évoquions déjà il y a trois semaines, marquerait la consécration d’une carrière menée tambour battant par l’ancien maire de Valenciennes, dont la proposition de « Grenelle de la fiscalité » aurait aux dires de nos confrères du Journal du Dimanche conquis M. Sarkozy. « Ça me paraît quasiment fait », a par ailleurs déclaré au quotidien économique Les Échos, sous couvert d’anonymat, l’un des collègues du ministre au gouvernement.

Après avoir sensiblement droitisé son action cet été, le président de la République serait-il tenté de procéder à un recentrage, moyennant la nomination d’un homme de consensus, résolument populaire et à la fibre sociale incontestable ? Oui si l’on en croit Les Echos, qui mettent aussi en avant le fait que M. Sarkozy « a toujours souligné « l’intelligence » et la « créativité » de celui qui incarnerait « une forme de nouveauté, en dépit de ses huit ans ininterrompus au gouvernement ». Le tempérament fédérateur et l’impression de fraîcheur dégagée par M. Borloo, UMPiste d’obédience centriste, accréditent la thèse d’une nomination qui, à moins de deux ans du scrutin présidentiel, aurait aussi vocation à rassembler les troupes en ordre de marche.

Alain Juppé de retour au ministère de l’Écologie ?

Quoique plutôt apprécié de ses concitoyens, M. Fillon a quant à lui toujours eu des relations tourmentées avec le chef de l’État, dont il a récemment déclaré qu’il n’était pas son « mentor ». Mariage de raison et non de coeur : la lune de miel ne pouvait de toute évidence pas durer cinq années entières, écriront sans doute les analystes si M. Borloo venait effectivement à atteindre son Graal politique. Off the record le Premier ministre n’a quoi qu’il en soit pas toujours dissimulé son exaspération face à une hyperprésidentialisation du régime qui l’a rétrogradé au rang de « collaborateur », dixit M. Sarkozy lui même au début de son mandat.

Indéboulonnable maire de Bordeaux, qu’il s’emploie à transformer en une métropole « durable » et dont il avait dit qu’il lui dédierait la fin de son action politique, Alain Juppé pourrait quant à lui succéder à M. Borloo au ministère de l’Écologie. Un poste que l’ex-lieutenant de Jacques Chirac a déjà occupé, brièvement – en fait le temps de lancer officiellement le Grenelle de l’environnement avant d’être contraint à la démission en raison de son échec aux élections législatives – ,  en 2007.

Jean-Louis Borloo à Matignon, Alain Juppé pour lui succéder : faute de noms déroutants Nicolas Sarkozy pourrait créer le destin politique du premier et « renationaliser » le cursus honorum du second. En plus de conférer au développement durable, priorité historique pour l’un et plus récente pour l’autre, une nouvelle dimension politique.

Crédit photo : Wikimedia Commons – Peter17
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