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A l’occasion de son déplacement à Davos (Suisse) pour le Forum économique mondial, le Secrétaire général des Nations Unies a appelé à une « action révolutionnaire » pour assurer un développement durable réel. Il estime que le modèle économique du siècle dernier a épuisé à outrance les ressources naturelles et qu’il y a désormais urgence en matière de réchauffement climatique.
L’abondance de richesses naturelles a boosté l’économie au siècle dernier, mais au prix d’une contrepartie environnementale astronomique qui laisse présager d’un avenir beaucoup moins réjouissant. Ban Ki-moon n’a pas mâché ses mots, estimant notamment que « nous avons brûlé nos ressources vers la prospérité » et que « nous avons cru à la consommation sans conséquences. Le réchauffement climatique l’a prouvé : « l’ancien modèle est devenu obsolète ». « BKM » prône donc une « révolution » par l’action et la pensée en faveur du développement durable. Il estime par ailleurs que les mentalités doivent continuer à changer et que le monde entier doit maintenant se préparer à des changements majeurs dans les modes de vie mais aussi dans l’organisation sociale et dans la vie politique. Il faut un élan planétaire, même si le temps manque pour « lutter contre le changement climatique, du temps pour construire une énergie verte pérenne et du temps pour générer une révolution de l’énergie propre ». La généralisation du développement durable, doctrine dont nous vous contions la genèse il y a quelques mois, apparaît aujourd’hui comme la seule évolution capable de répondre à « ces préoccupations sont devenues urgentes ». Pour l’heure Ban Ki-moon n’a cependant « pas encore vu d’action globale, ni de résultats probants les concernant ». Un constat lapidaire mais plutôt lucide eu égard à l’échec du sommet de Copenhague (Danemark) et au succès relatif de celui de Cancun (Mexique).

Objectif Rio
Le Forum économique de Davos a ainsi été l’occasion pour « BKM » de lancer un appel aux milliers de chefs d’entreprises participants pour s’associer à l’effort environnemental. Il a également insisté sur l’importance de l’implication des acteurs économiques et d’apporter des « innovations étincelantes », en particulier au travers du Pacte mondial, une concorde onusienne qui propose aux entreprises de s’engager à aligner leurs opérations et leurs stratégies sur les dix principes liés aux droits de l’Homme, aux préceptes du travail, au respect de l’environnement et à la lutte contre la corruption. Des milliers de participants originaires d’une centaine de pays ont ainsi pour objectif de développer de nouvelles pratiques commerciales pour stabiliser le marché mondial, le rendre plus équitable mais aussi obtenir une croissance mondiale plus durable.
« BKM » a lancé à Davos l’Initiative du Pacte mondial, laquelle a rassemblé cinquante-quatre sociétés qui ont déjà adhéré au Pacte mondial et qui luttent contre le changement climatique en favorisant une croissance verte. Il a également annoncé que le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) dévoilera prochainement son rapport The Green Economy Report, dont le but est de démontrer en quoi la pensée économique verte peut créer toutes sortes d’opportunités politiques et économiques, tout en réduisant la pauvreté dans le monde et en favorisant le développement durable. Ce concept d’économie verte sera sans aucun doute au cœur des débats lors de la prochaine Conférence sur le développement durable qui, tout un symbole, se tiendra à Rio de Janeiro (Brésil) en 2012. Les acteurs économiques auront donc de la matière pour préparer avec soin ce sommet très attendu.

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