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AVATAR : le choc des images, le poids du message

AVATAR : le choc des images, le poids du message
Avatar : des clichés mais pour la bonne cause

« Ils ont tué leur [Terre] mère » : c’est le message lourd de sens que tente de faire passer James Cameron dans Avatar, sa dernière superproduction.

La 3D téléporte le spectateur sur Pandora, une planète où la végétation est luxuriante et où la nature donne un véritable sens aux êtres qui la peuplent. Mais l’homme, malveillant et cupide, ne peut s’empêcher de vouloir conquérir cet astre à tout prix, avide qu’il est de pouvoir enfin en exploiter les richesses.

Antagonismes

Au milieu de brutes militaires stéréotypées et d’hommes d’affaires peu scrupuleux, une scientifique incarnée par Sigourney Weaver (NDLR : Par ailleurs très engagée dans la cause environnementale puisqu’elle avait déjà prêté sa voix à un court documentaire sur les ravages de l’acidification des océans) tente de nouer le contact entre une mystérieuse civilisation qui communique avec son environnement naturel et des hommes prêts à tout sacrifier pour assouvir leur cupidité.

Le réalisateur de Titanic ne s’est pas embarrassé de fioritures dans le scénario. La vision de l’univers est en l’occurrence résolument manichéenne. Est-ce un choix délibéré ? Quoi qu’il en soit le message est on ne peut plus clair, mais une fois n’est pas coutume l’extraterrestre est présenté comme le bienfaiteur et l’homme est dépeint sous les traits du vilain méchant.

Rangers aux pieds, crânes rasés et treillis ajustés, la dégaine des G.I’s envoyés sur Pandora contraste avec les cheveux longs et les tenues légères des Omaticayas, qui ne se défendent qu’avec des arcs et des flèches. James Cameron n’a du reste pas lésiné sur les clichés, du chewing-gum américain aux cris indigènes convenus made in Danse avec les loups.

Si l’homme met toute sa science au service de la force et de la violence, la technologie du peuple Omaticaya, elle, est à rechercher dans leur capacité à se mettre « en réseau » avec la nature et à communiquer avec les animaux, aussi dangereux soient-ils.

Jake Sully, la conscience de l’homme

L’incarnation de l’espoir porte un nom, celui de Jake Sully, un soldat qui a perdu l’usage de ses jambes au combat. Il prend la place de son frère jumeau, décédé prématurément, et le remplace pour une mission à hauts risques sur Pandora. L’équipe scientifique qu’il rejoint a mis au point des Avatars : l’homme peut prendre place dans des corps extraterrestres dans l’optique de pénétrer le monde « hostile » et d’approcher le peuple qui y vit.

Alors que le dialogue avec les indigènes semblait rompu, Jake Sully parvient à rétablir le contact en gagnant la confiance d’une des leurs. Si ses intentions de départ ne sont pas très louables – il rend compte de tout ce qu’il voit à son supérieur hiérarchique, lequel pourra de ce fait mieux piloter les opérations militaires – il tombe rapidement sous le charme de Navis et de son monde.

Emerveillé par la grande variété des espèces animales et végétales qui peuplent Pandora, Jake découvre peu à peu l’équilibre parfait qui règne entre les Omaticayas et la nature. Il va jusqu’à adopter leurs pratiques, loin de sa Terre « à l’agonie ». Les indigènes, mi-hommes, mi-animaux, n’ont pas apprivoisé la nature mais se laissent au contraire guider par elle. C’est d’ailleurs un immense arbre millénaire qui abrite ce peuple capable, avec sa chevelure tentaculaire, de « se connecter » aux éléments naturels. La sensibilité du soldat, qui paraissait pourtant si imperméable à toute forme d’émotion, éclate finalement au grand jour, au point qu’il décide de défendre Pandora contre les assauts perpétrés par le genre humain.

On l’aura compris, l’écologie et la préservation de l’environnement sont des thèmes centraux de cet opus so american adressé à un large public. Si la trame n’a rien de transcendante, les images 3D ont cependant le mérite de faire apprécier aux spectateurs la beauté des paysages et l’infinie richesse de la biodiversité.

La morale du film n’est pas franchement subtile mais pour le coup c’est tant mieux : confronté à ses excès, qui attentent à l’intégrité de la nature et à celle de sa propre espèce, l’homme ne peut plus rester de marbre.

Au total, nombreuses devraient être les âmes plus sensibles à ces images « choc » qu’à la rhétorique parfois pompeuse de certains discours politiques.

Flickr - xploitme
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