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Autolib’ au point mort dans les parkings souterrains

Autolib’ au point mort dans les parkings souterrains
1 000 stations Autolib’ et 3 000 véhicules électriques doivent être mis en service à Paris à compter du 1er décembre prochain. Les bornes de recharge pourraient néanmoins être moins nombreuses que prévu

Six arrondissements (VIIIe, XIe, XIIe, XVIe, XVIIIe et XXe) de la capitale seront prochainement doté de stations Autolib’. Le système parisien d’auto-partage 100% électrique, qui doit entrer en service le 1er décembre prochain, a néanmoins un talon d’Achille : les sous-sols. Si les raccordements électriques sont en cours dans les rues, l’opération semble en effet beaucoup plus complexe à réaliser dans les parkings souterrains.

« Tout est bloqué », a même affirmé le conseiller écologiste de Paris et président de la SAEMES (NDLR : la société qui gère les parkings de la capitale) Yves Contassot, opposant résolu à ce projet qui selon lui ne résoudra ni les problèmes de congestion ni ceux ayant trait à la pollution atmosphérique. Il est vrai qu’aucun chantier n’a encore démarré en sous-sol. Et pour cause : une étude publiée avant l’été par l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS) a fait état de risques d’incendie de certaines batteries au lithium. En cas de choc, de surchauffe ou de surcharge, celles-ci se déformeraient et pourraient même exploser, dégageant alors un nuage de substances toxiques qui obligerait une évacuation des riverains et entraînerait une intervention délicate des pompiers.

Le ministère de l’Ecologie a donc émis quelques recommandations, sans pour autant mettre son veto au projet, en particulier la limitation du nombre de prises à une par niveau et la séparation des véhicules en charge par des parois « coupe-feu ». Des dispositions sécuritaires qui semblent indispensables mais risquent de « plomber un peu plus la rentabilité financière du projet », a estimé M. Contassot sur son blog.  Le groupe Bolloré, qui a remporté le contrat en fin d’année dernière, s’est de son côté dit sûr de ses accumulateurs : « la batterie de la Bluecar est une batterie sèche au lithium, métal polymère qui ne chauffe pas ».

Du côté de la préfecture de police, qui doit ordonner le début des travaux, c’est le statu quo. «  Nous attendons la fin de tests demandés aux constructeurs de batterie et les recommandations du ministère de l’Ecologie », a-t-elle sobrement indiqué.

Si la date du lancement officiel du système parisien d’autopartage 100% électrique n’est pour l’heure pas remise en cause, le fait est que les travaux dans les sous-sols sont aujourd’hui au point mort. La municipalité pourrait au bout du compte renoncer aux 200 points de retrait initialement prévus dans les parkings souterrains. A moins qu’elle ne préfère les déplacer. Reste à savoir où…

Crédits photos : autolib-paris
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