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Australie : des espèces menacées dans l’indifférence générale

C’est un nouveau coup dur pour l’Australie. Alors que les scientifiques du pays-continent peinent à trouver une solution pour sauvegarder la Grande Barrière de Corail, une nouvelle étude vient attirer l’attention du grand public sur le manque de suivi des espèces menacées. Ce sont plus de 200 espèces en voie de disparition qui, par manque d’encadrement scientifique, pourraient bien disparaître de la surface de la terre dans l’indifférence générale.

Le Threatened Species Recovery Hub est un programme d’observation et de protection de la faune australienne, subventionné par le gouvernement. Dans le cadre de leur dernière opération, les scientifiques mobilisés par ce programme public ont réalisé la première étude de surveillance à grande échelle des espèces animales australiennes menacées (oiseaux, mammifères, grenouilles, poissons d’eau douce et reptiles).

Les résultats de cette étude nationale sont peu engageants. Sur l’ensemble des espèces menacées observées, 217 ne font en effet l’objet d’aucun suivi particulier. Une indifférence de la communauté scientifique (et du grand public) qui pourrait amoindrir leur chance de survie.

“Globalement, plus d’un tiers des animaux menacés d’Australie ne font l’objet d’aucun suivi et lorsqu’il y a un suivi, il est souvent inadéquat”, déplore Sarah Legge, directrice de l’étude, aux journalistes de l’AFP.

Ce manque d’information et de suivi est particulièrement néfaste pour les espèces concernées. Pire, cela les met encore plus en péril : devant le manque d’informations scientifiques fiables, les scientifiques ont du mal à évaluer le déclin des populations. Il leur est impossible d’identifier les causes du changement et donc de mettre en place des mesures adéquates à mettre en place.

Si les résultats sont globalement négatifs pour tous les groupes d’animaux, la surveillance des populations d’oiseaux est un peu meilleure en raison d’une “communauté enthousiaste et nombreuse de volontaires”. Plus de 50% des poissons en dangers sont en revanche totalement abandonné à leur sort. Et les requins, qui n’ont pas bonne presse auprès du grand public, ne sont guère mieux lotis.

“Quand on se rend compte qu’il y a un problème, il se peut qu’il soit trop tard pour agir. De nombreuses personnes ne se rendent pas compte du caractère vital du suivi pour gérer la biodiversité menacée”, précise Mme Legge.

Le Threatened Species Recovery Hub prévenait il y a quelques semaines que le taux d’extinction des mammifères australiens, qui figure déjà parmi les plus élevés du monde, allait sans aucun doute empirer si les moyens nécessaires n’étaient pas mis en place.

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