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Les clefs pour une alimentation éco-responsable

Les clefs pour une alimentation éco-responsable
Les aliments gras comme les chips sont curieusement ceux qui présentent le ratio quantité de CO2 émise/nombre de calories, ce qui ne veut bien sûr pas dire qu'ils sont excellents pour la santé

On vous l’a répété à plusieurs reprises : changer votre régime alimentaire en y introduisant des insectes serait profitable à la fois à l’environnement et à votre portefeuille. Selon une étude publiée récemment par des spécialistes néerlandais, ils deviendront même à terme, augmentation du prix de la viande oblige, le futur de l’alimentation des Occidentaux. Une perspective qui fait certainement trembler bien des carnivores mais de nature à être appréciée par les éco-citoyens qui ne sont pas catégoriquement opposés par principe à l’ingestion de sauterelles, cafards et autres mouches dans la mesure où l’élevage est un contributeur important des rejets carbone mondiaux.

En attendant, il n’est bien sûr pas interdit d’apporter sa petite pierre à la lutte contre le dérèglement climatique en se nourrissant « durable », notamment en évitant les régimes hyper-protéinés à base de viande et de poissons, dont un rapport co-rédigé par le CREDOC (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) et le cabinet Greenext, spécialisé dans le calcul de l’empreinte environnementale des produits de grande consommation, révèle qu’ils sont les plus importants émetteurs de CO2.

Tous les régimes spécifiques n’ont cependant pas le même impact : deux mille calories apportées par un régime végétarien n’émettent ainsi « que » neuf cent soixante-six kilos de dioxyde de carbone, soit près de quatre fois moins qu’un régime hyper-protéiné. À l’inverse, les « gastronomes à la française » pointés par le CREDOC, c’est-à-dire des personnes qui ont une alimentation équilibrée et variée, sont ceux dont l’empreinte carbone est la plus faible avec une moyenne quotidienne raisonnable de 3,8 kilos de CO2.

Interrogé par nos confrères de 20 Minutes, Serge Michels, directeur général de l’Agence Protéines, commanditaire de l’étude, souligne par ailleurs que « des aliments comme les végétaux ont un impact carbone par calorie relativement important ». Se gaver de salades et de légumes n’est donc pas la panacée écologique, tout du moins si l’on se base sur le ratio quantité de CO2 émise/nombre de calories.

En partant de cette seule logique, « on devrait privilégier des nourritures grasses comme les chips », décrypte M. Michels. L’étude ne prend cependant en compte que le mode de conservation des aliments, non leur provenance et leur origine (bio ou non). Tout compte fait mieux vaut donc manger de tout, en quantités raisonnables et sans forcément se priver. Surtout pas des cinq fruits et légumes et trois produits laitiers journaliers dont on nous rebat les oreilles. On respire…

Crédit photo : Wikimedia Commons – Shawn Lea
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