NEWSLETTER :

Recevez chaque semaine le meilleur de zegreenweb !

Le marchés des sushis se veut plus responsable

Le marchés des sushis se veut plus responsable

Le thon rouge est en sursis. On l’a évoquée à de nombreuses reprises dans ces colonnes, la surpêche de cette espèce et l’engouement pour la cuisine japonaise dans le monde occidental entraîne une diminution inquiétante des stocks. Longtemps indifférentes, les enseignes de sushis commencent cependant à réagir.

L’issue du dernier sommet de l’ICCAT (Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique) a été vivement critiquée par les ONG de protection de l’environnement, dont le WWF et Greenpeace, pour qui la baisse des quotas est insuffisante pour inverser la tendance.

Un nombre croissant de « sushis-chefs » ont toutefois décidé de supprimer le thon rouge de leur  carte, à l’image de ce que certains groupes de grande distribution dont Carrefour ont déjà entrepris.

Chez Green Sushi, les livreurs se déplacent en vélo électrique !

Le thon rouge est ainsi de plus en plus fréquemment remplacé sur la carte par du thon albacore. C’est notamment le cas dans la célèbre chaîne parisienne Matsuri Sushi, laquelle propose aussi du riz bio. Ce thon également appelé thon jaune est une espèce que l’on rencontre dans toutes les eaux des régions subtropicales et tropicales de la planète. Dans le IXe arrondissement, le restaurant japonais Kiku est particulièrement attentif à l’origine de ses matières premières et indique clairement sur son menu qu’il ne propose pas de thon rouge. Basée dans le Loir-et-Cher, l’entreprise française Marco polo Foods, elle, commercialise depuis trois ans des sushis bios pour les supermarchés sous la marque Yedo. Signalons également l’apparition cet été de la chaîne Green Sushi, qui a ouvert deux restaurants à Bordeaux (Gironde) et, en plus de rayer le thon rouge de sa carte, propose sept menus 100% bios sur les vingt-huit disponibles. Le consommateur peut ainsi goûter, entre autres exemples, aux délicieuses crevettes bio de Madagascar. Couverts biodégradables, supports papiers labellisés, utilisation de nettoyeurs vapeur sans produits chimiques pour l’entretien et, clou du spectacle, recours aux vélos électriques à la place des scooters pour les livreurs achèvent de faire de ce nouveau venu une référence éco-culinaire.

Indéniablement les mentalités évoluent. C’est maintenant au tour de l’ICCAT et de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvage menacées d’extinction) de s’aligner… 

Crédit photo : wikimedia commons- sushi-boat / akira kamikura
Suivez toute l'actualité sur ce sujet et sur le développement durable avec le flux RSS

GD Star Rating
loading...

NEWSLETTER :

Recevez chaque semaine le meilleur de zegreenweb !