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La consommation de poisson n’arrête plus d’augmenter

La consommation de poisson n’arrête plus d’augmenter
D’après la FAO (Food and Agriculture Organization), la consommation annuelle mondiale de poissons par personne se serait élevée à 17 kilos en 2008

« Comme un poisson dans l’eau », une expression qui se cuisine à toutes les sauces. Les poissons aussi d’ailleurs, de plus en plus présents dans nos assiettes. C’est la conclusion principale d’une étude publiée cette semaine par la FAO (Food and Agriculture Organization).

Le poisson apporte près de 16% des protéines d’origine animale consommées dans le monde et 6% des protéines totales (animales et végétales combinées) soit 17 kilos de poisson par habitant et par an (en hausse de 1,2% entre 2007 et 2008). Des chiffres encourageants pour nos apports en protéines mais préoccupants pour l’avenir des écosystèmes marins.

L’aquaculture connaît une forte croissance et permet aujourd’hui de répondre à la demande en constante augmentation de protéines animales à travers le monde. Le volume de poissons produits à travers les différentes méthodes d’aquaculture représentait 46% des poissons consommés en 2008. Souvent dénoncé pour ses pratiques peu respectueuses de l’environnement (NDLR : on notera que la Chine – peu connue pour son engagement environnemental en la matière – est le champion mondial de l’aquaculture avec 62% de parts de marché), l’aquaculture pourrait voir son développement se réduire du fait de l’apparition de facteurs limitant tels que la difficulté de trouver des sites d’élevage – notamment en eau douce – , l’apparition de maladies, l’augmentation du coût des aliments utilisés pour l’élevage et la raréfaction de certaines ressources halieutiques.  Un certain nombre de poissons d’élevage étant en effet nourris à l’aide de poissons prélevés dans le milieu naturels et dont les stocks s’épuisent… Un phénomène contribuant à ce que 32% des ressources halieutiques soient surexploitées (28%), épuisées (3%) ou en phase de reconstitution (1%) soit vingt-deux points de plus qu’en 1974. Une dégradation de l’état des ressources halieutiques qui pourrait conduire, si rien n’est fait, vers des mers et des océans vidés de tout poisson en 2050 selon une étude récente du PNUE (Programme des Nations Unies pour l’Environnement). En réponse à ce phénomène, certains certains quotas de pêche sont revus à la baisse, « fleur » à laquelle le thon rouge n’a cependant eu droit que dans des proportions très relatives.

L’extension des zones mortes inquiète également les experts, qui sont nombreux à réclamer de nouvelles législations pour réguler les différents types de pêche et donc préserver la biodiversité marine.

La FAO tire donc la sonnette d’alarme : la variation de notre alimentation ne doit pas aller à l’encontre de la variété animale dans nos mers et océans. Il s’agit de trouver le juste équilibre. En commençant par jeter son dévolu sur des poissons labellisés (MSC, AB, etc.) par exemple.

Crédit photo : flickr - DaffyDuke
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  • pierre d

    On ne peut pas voir ça d’un trop mauvais oeil, maintenant que l’on sait que manger de la viande est mauvais pour la planète. Mais ATTENTION AU THON ROUGE.

  • jane

    Oui mais attention à ne pas consommer toutes les ressources en poisson non plus !!