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Burger King ne veut plus cautionner la déforestation

Burger King ne veut plus cautionner la déforestation
Le géant américain du hamburger va rompre avec l'une des filiales de Sinar Mas, conglomérat indonésien auquel Greenpeace reproche son implication dans la déforestation. Les multinationales occidentales se détournent les unes après les autres, ce qui prouve l'efficacité de la campagne de l'association

Disparu du territoire français depuis 1997, au grand dam de nombreux puristes ou prétendus tels qui considèrent que les concurrents McDonald’s et Quick n’ont jamais réussi à se mettre au diapason et à ne serait-ce qu’égaler le légendaire Whopper (NDLR : De nombreux groupes francophones sur Facebook réclament même son retour dans nos frontières), le géant américain de la restauration rapide Burger King fait en ce début du mois de septembre la une de l’actualité.

D’abord parce qu’il a officiellement été vendu la semaine passée, moyennant une offre amicale de trois milliards deux cent soixante-millions de dollars – quatre milliards avec la dette (soit environ trois milliards d’euros), au fonds d’investissement 3G Capital.

Ensuite parce que l’autre icône « US » du hamburger cheap et gras, qui compte par ailleurs plus de douze mille restaurants implantés dans soixante-seize pays, va dans le sillage de la multinationale néerlandos-britannique Unilever, de Carrefour, de Nestlé et de la banque hong-kongaise HSBC cesser de faire des affaires avec le conglomérat Sinar Mas. Plus exactement avec sa filiale PT SMART Tbk, dans le collimateur des associations de défense de l’environnement pour sa participation active à la déforestation en Indonésie – laquelle pose, on le sait, la question de la survie de certaines espèces privées de leur habitat, les orang-outans en particulier *.

Sinar Mas lâché de toutes parts

Les fortes pressions exercées ces derniers mois par Greenpeace ont donc aussi fait réfléchir les responsables de Burger King, qui devaient sans doute redouter une campagne de dénigrement universelle semblable à celle endurée par Nestlé. Précédée d’un audit annoncé sur la page Facebook du groupe, sa décision devrait lui épargner bien des foudres et réduire sensiblement les risques d’une baisse des ventes. Elle est par ailleurs un autre succès de taille pour l’ONG… et un nouveau revers cinglant pour Sinar Mas.

Ce dernier a organisé une riposte via un audit dont le verdict lui a certes été favorable – ses auteurs ont conclu à des allégations exagérées et même à de fausses accusations de Greenpeace – mais qui n’a en tout état de cause n’a pas obtenu les effets escomptés. La direction s’est sans surprise dite « déçue » de cette ultime défection d’un grand groupe occidental.

Elle ne désespère pas de renouer avec Burger King. Pour pouvoir parvenir à ses fins il lui faudra toutefois se montrer autrement plus convaincante sur ce terrain environnemental qu’elle a trop longtemps piétiné.

* Une autre filiale de Sinar Mas, Asia Pulp and Paper, a fait l’objet d’accusations analogues qui ont conduit la plupart de ses plus gros clients, dont Carrefour et le groupe de distribution britannique Tesco, à ne plus lui acheter de produits
Crédit photo : Wikimedia Commons – TheDapperDan
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