Ses bouteilles de jus et de nectars de fruits ne sont pas (encore ?) distribuées dans tous les supermarchés, c’est dommage…
« Alain Milliat » c’est bon, buvez-en. Le consommateur sensible à l’authenticité des saveurs est même encouragé, pour peu que son portefeuille ne fasse pas la grimace, à en abuser, parce qu’il n’y a que du fruit dans ces petites bouteilles de 33cl.
Zéro colorant, aucun sucre ajouté, pas d’acidifiant ou d’additif chimique à la dénomination suspicieuse… bref, que du vrai. Les gourmands inquiets pour leur ligne y trouvent leur compte, les gourmets aussi. Quant aux sceptiques par nature, qu’ils sachent que les amateurs de longue date qui ont vu sa photo sur l’étiquette de la bouteille peuvent leur assurer que l’artisan n’a pas le physique d’un truand.
La tendance actuelle n’est plus aux boissons rose fluo, elle est aux fameux smoothies et aux jus de fruits frais. Soumis à une forte concurrence depuis que Tropicana et consorts s’y sont mis et l’ouverture de points de vente spécialisés, Alain Milliat l’auto-entrepreneur et cador de l’épicerie fine tient bon, lui qui a élaboré sa gamme en 1993 et l’a commercialisée quatre ans plus tard, à l’époque où les bouteilles en plastique au contenu chimique tenaient seules ou presque le haut du pavé.
Il tient bon, il fait toujours dans la qualité et à cet égard il mérite tous les éloges, parce qu’après s’être siroté une bouteille – c’est en général l’affaire d’une poignée de secondes – le consommateur a le palais qui vibre.
Le goût en vaut la chandelle
Surtout, presque complètement étanchée est la sensation de soif et celui qui n’avait pas encore mangé a toujours faim, ce qui n’est pas toujours le cas après avoir bu un jus de fruits frais, certes bon lui aussi mais plus épais. Alors d’accord, 3 euros et 80 cents les 33cl de jus d’orange c’est le prix de trois bouteilles de deux litres de faux jus de fruit, mais le sieur doit rentrer dans ses frais et, surtout, le goût en vaut vraiment la chandelle.
L’artisan sélectionne les espèces fruitières en fonction de leur notoriété et de leur excellence, puis il les transforme à température ambiante, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas chauffés à la vapeur. La saveur et l’arôme s’en trouvent préservés. Le stockage en bouteilles couchées obéit à la même logique.
Dragueuse, l’étiquette indique la provenance du produit et qu’il s’agit d’une « fabrication artisanale », ce dont on ne peut décemment plus douter une fois la première gorgée avalée. Alain Milliat fait aussi bien dans le standard – orange, fraise, framboise – que dans l’exotique – mangue, goyave, ananas (acheminé par avion depuis le Cameroun), fruit de la passion (en provenance du même pays) – et dans tous les cas, l’amateur du fruit sait à quoi s’en tenir.
Dernière bonne nouvelle pour finir : il vend également des confitures. Forcément, elles valent également le détour.