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50 millions d’éco-réfugiés en 2020

50 millions d’éco-réfugiés en 2020
50 millions en 2020, un milliard en 2050 : le nombre d’éco-réfugiés, ces populations déplacées par les diverses conséquences du changement climatique, va augmenter de manière exponentielle dans les prochaines décennies. Se pose la question de leur accueil futur…

Les migrations climatiques constituent l’un des principaux problèmes politiques de ce 21ème siècle. Les Nations Unies viennent de rappeler qu’à l’horizon 2020, on comptera au minimum 50 millions de réfugiés environnementaux…

Le phénomène des réfugiés climatiques – aussi appelés éco-réfugiés –, terme que l’on pourrait définir comme étant des personnes forcées de quitter leur territoire en raison de la dégradation de leur environnement, n’est pas nouveau. Dès la fin du 20ème siècle, des populations entières ont été forcées de se déplacer pour des raisons environnementales : désertification du Sahara, montée du niveau des mers en Mauritanie… Mais il se développe à vitesse exponentielle depuis une dizaine d’années désormais, jusqu’à devenir aujourd’hui l’une des principales questions politico-environnementales à gérer pour les dirigeants de la planète.

Pour ceux qui espéraient encore y échapper, les Nations Unies viennent de doucher leurs rêves. Le professeur de l’Université de Californie de Los Angeles Cristina Tirado a ainsi rappelé, en clôture de la conférence annuelle de l’American Association for the Advancement of Science (AAAS), qu’ « en 2020, l’ONU prévoit 50 millions de réfugiés environnementaux ». Ce chiffre a au moins le mérite de rappeler que cet enjeu est une véritable urgence : jusque là, les prévisions avaient pour date butoir 2050, avec des prédictions situées entre 643 millions de réfugiés, comme le rappelait une étude publiée en 2009 par le pionnier écologiste Lester Brown et un milliard de déplacés, comme le notait l’étude de 2007 de l’organisation non gouvernementale (ONG) britannique Christian Aid, « Marée humaine : la véritable crise migratoire ». Dans tous les cas, ces données donnent le vertige…

Les éco-réfugiés fuient leur pays pour plusieurs raisons : ce peut être en raison de la montée du niveau des eaux, comme ce fut déjà le cas pour un îlot de la baie du Bengale en mars 2010 et, fort probablement, très bientôt pour les habitants des archipels des Tuvalu et des Maldives. La multiplication des évènements météorologiques extrêmes, comme les typhons, inondations et autres cyclones, ont déjà forcé le déplacement de populations entières du Sud-est asiatique. Un rapport de la Banque de développement asiatique (ADB) à paraître le mois prochain préconise d’ailleurs que « les gouvernements internationaux et la communauté internationale doivent urgemment s’occuper de cette question de manière proactive ».

Assurer l’avenir des éco-réfugiés

Mais c’est aussi (surtout ?) la crise alimentaire mondiale, déjà à l’origine des récentes révolutions en Tunisie et dans le reste du Proche et Moyen-Orient, qui pourrait fournir le plus gros contingent de réfugiés. Elle est elle-même, partiellement tout du moins, une conséquence du changement climatique, dans la mesure où celui-ci impacte les réserves en nourriture et en eau potable.

La question se pose désormais quant à l’avenir de ces éco-réfugiés toujours de plus en plus nombreux. François Gemenne, chercheur à l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri) et coordinateur de ce même rapport de l’ADB, considère que ces migrations ne doivent pas être uniquement traitées sous l’angle de la catastrophe humanitaire. « Bien gérées, elles peuvent être bénéfiques pour tout le monde, les régions d’origine comme les pays d’accueil et les migrants eux-mêmes » explique-t-il à nos confrères du Monde.

Parmi les pistes de réflexion proposées pour lutter contre les conséquences négatives de ce phénomène a priori inéluctable, M. Gemenne explique notamment que « les Etats doivent par exemple encourager les populations à vivre dans des zones moins risquées, permettre aux agriculteurs de travailler à la ville pour diversifier leurs revenus ou encore donner les moyens aux villes de s’adapter aux flux migratoires auxquels elles vont être de plus en plus confrontées ». Privilégier la pro-action à l’urgence, telle est la direction à prendre pour éviter que ces migrations  soient encore plus problématiques qu’à l’origine. Le sommet de Cancun, à la fin de l’année dernière, a permis la création d’un Fonds vert pour le climat pour financer notamment ces politiques migratoires. Mais cette décision ne constitue que le premier pas d’une politique internationale ambitieuse et nécessaire, « un régime de gouvernance globale des migrations » selon M. Gemenne. Sauf que le temps presse pour sa mise en place…

Crédit photo : flickr – ItzaFineDay / greens_climate
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  • jipebe29

    Les modèles numériques du GIEC sont de moins en moins crédibles, car ils sont mis en défaut par les données d’observation : température globale stable depuis 1999, températures océaniques en légère baisse depuis 2003, baisse des niveaux océaniques de l’ordre de 1mm/an. Les causes des migrations ont d’autres causes que le climat : famine, guerre, régimes dictatoriaux, misère,….Arrêtez de nous bassiner avec le dogme du Réchauffement Climatique Anthropique et de broder sur des conséquences terrifiantes…. imaginaires….

  • pierre d

    Bien sur que la cause d’immigration principale n’est pour l’instant pas le climat. Mais surveillez vos propos, parce que ça le sera bientôt. Les dérèglements climatiques, ça n’est pas dans nos têtes. On les voit, on les subit. Le temps change, la météo s’aggrave et pour vous ça n’a absolument aucun lien avec la pollution. Mais ouvrez les yeux cher Claude Allegre-jipebe29.
    Et quand bien même vous contestez l’accélération de l’aggravation du climat, les conséquences restent les mêmes, à plus long terme. C’est d’un égoïsme pathétique de ne pas vouloir souhaiter aux générations futures, une meilleure vie que la nôtre.