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50 ans du WWF : Protéger les fleuves sensibles

50 ans du WWF : Protéger les fleuves sensibles

zegreenweb s’associe aux 50 ans du WWF et vous propose chaque jour jusqu’au 29 avril une mise en avant d’une des 50 grandes causes défendues ou succès obtenus par l’association depuis sa création.

Le WWF a remporté de grands succès dans 10 zones fluviales prioritaires (notamment l’Amazone, l’Amour, le Congo, le Danube, le Gange, l’Indus, le Mékong, le Niger, le Yangtsé et le Zambèze) et a permis à ces cours d’eau emblématiques de rester vivants et propices à la vie humaine et animale. Un des défis majeurs du WWF est de protéger l’intégrité écologique des fleuves prioritaires, qui doivent faire face à de nombreuses menaces liées au développement, notamment des projets de barrages.

Gestion transfrontalière des cours d’eau

Le WWF encourage la ratification de la Convention européenne sur les fleuves transfrontaliers, qui met en place un cadre légal pour que les pays qui partagent des fleuves puissent coopérer sur leur gestion durable. À l’heure actuelle, 20 des 35 pays sollicités l’ont signée.

Fleuves de Chine

Le gouvernement chinois a invité le WWF à le conseiller sur la manière d’intégrer les meilleures méthodes internationales de gestion des cours d’eau dans le Master Plan sur 25 ans que le pays veut mettre en place dans ce domaine. Son objectif est d’assurer aux fleuves un débit écologiquement viable (c’est-à-dire un volume d’eau qui permet de garder l’écosystème vivant). Cette mesure est indispensable au fonctionnement naturel des fleuves et des zones humides, où cohabitent 100 espèces menacées et des centaines de millions de personnes. De plus, la Commission sur le barrage des Trois-Gorges a signé en 2010 un protocole d’accord avec le WWF pour atténuer ou compenser l’impact du barrage sur l’environnement. En modulant les volumes d’eau déversés et leur fréquence, le barrage pourrait reproduire les cycles naturels du réseau fluvial, profitant ainsi aux espèces menacées comme le marsouin aptère et l’esturgeon du Yangtsé.

Énergie hydraulique

Partout dans le monde, les fleuves sont menacés par les nombreux projets de construction de barrages, il est donc urgent pour le WWF et les autres organisations d’agir. Ces projets sont généralement soutenus par les gouvernements et de gros intérêts financiers. Le WWF a négocié avec les parties prenantes le développement d’un Protocole d’évaluation de l’énergie hydraulique durable, afin d’identifier les projets d’hydroélectriques écologiquement, socialement et financièrement responsables et de rassembler les organisations autour de ces normes. Pour aller plus loin :

Amazone

Le WWF s’apprête à organiser une table ronde sur l’énergie hydraulique de l’Amazone (ASHRT), qui rassemblera les principales institutions régionales techniques, gouvernementales, industrielles et de la société civile. Le but est d’utiliser des aires écologiques prioritaires (AEP) et des systèmes d’information hydroélectriques pour engager un dialogue stratégique sur la production d’énergie, pour éviter que soient construits des barrages nuisibles pour l’environnement, tout en garantissant que les besoins énergétiques sont satisfaits, grâce aux énergies renouvelables.

Mékong

Afin que le principal affluent du bas Mékong reste à courant libre, le WWF tente d’obtenir un accord des quatre gouvernements concernés (Cambodge, Laos, Thaïlande et Viêt Nam) pour retarder l’approbation des projets de barrages sur ce cours d’eau jusqu’à ce que les coûts et bénéfices de construction et de fonctionnement soient pleinement étudiés. Le développement hydroélectrique du principal affluent du bas Mékong (qui borde la Chine) pourra ensuite continuer sous réserve que des études soumises à un comité de lecture démontrent qu’il est compatible avec la sauvegarde des principales spécificités de l’écosystème du Mékong et la subsistance des populations locales. Une telle victoire constituerait un exemple de développement durable pour la région : la protection de l’environnement est intégrée dans un plan de développement régional, afin que les besoins énergétiques soient satisfaits, tout en garantissant l’intégrité écologique du fleuve.

Fleuve Amour

Le WWF a obtenu que les gouvernements chinois, mongol et russe coopèrent pour veiller à ce qu’aucun barrage ne soit construit sur le fleuve Amour, un des derniers grands fleuves à courant libre. De plus, la protection réussie des tigres de Sibérie a permis la constitution de la plus grande population non fragmentée avec 450-500 tigres, et le nombre de panthères de Chine, la plus rare sous-espèce de félin, après avoir atteint le niveau critique de 30 spécimens, est à nouveau en hausse. Un réseau de dix AP a été créé, plus de 5 millions d’hectares de forêts sont certifiés FSC et 700 000  hectares de Forêt à haute valeur environnementale ont été protégés des opérations de déforestation.

Gange

Le Gange, qui traverse le Nord de l’Inde et dont dépendent plus de 400 millions de personnes, est également un des plus grands fleuves de la planète. Il est d’ailleurs révéré et adoré par près d’un milliard d’hindous. Le WWF œuvre en faveur d’une approche holistique de la gestion de ce cours d’eau emblématique qui couvrirait tous les aspects de la gestion durable du bassin fluvial, allant du développement hydroélectrique, au maintien de « crues écologiques », en passant par la sauvegarde de la biodiversité, et la lutte contre la pollution et le changement climatique. Le travail du WWF dans le bassin fluvial prend de l’ampleur et est désormais intégré à l’Autorité nationale créée par le Premier ministre indien afin que le fleuve retrouve sa gloire passée.

Méditerranée

En 1991, le WWF a participé à la création de la Société pour la Protection de la région de Prespa (SPP), afin de sauvegarder l’héritage naturel de ce haut lieu de la biodiversité européenne et de l’endémisme. La région de Prespa, au carrefour de la Grèce, de l’Albanie et de l’Ancienne République yougoslave de Macédoine, comprend deux des plus vieux lacs d’Europe, ainsi que les montagnes et les bois qui les entourent. Elle abrite plus de 1400 espèces végétales, 60 mammifères et 260 oiseaux, dont la plus grande colonie de pélicans frisés de la planète. Actuellement, la SPP met également en place une coordination transfrontalière pour protéger l’ensemble du bassin versant de la région.

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  • elhadj

    bonjour.Je m adresse au wwf.j habite au sénégal et nous avons un trés bel fleuve qui se dégrade peut à peut grace au herbes qui se prolifére rapidement et nous voulons de l aide pour le protéger.il ya des especes trés rare qui risque de disparétre.je conpte sur vous pour une réponse favoreble je vous donnerais baucoup de details et des photos.le fleuve se trouve a saint louis