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50 ans du WWF : Espèces menacées d’extinction

zegreenweb s’associe aux 50 ans du WWF et vous propose chaque jour jusqu’au 29 avril une mise en avant d’une des 50 grandes causes défendues ou succès obtenus par l’association depuis sa création.

Le WWF a mené des actions de forte mobilisation pour lutter contre l’extinction d’espèces emblématiques, ou « espèces phares », en s’attaquant aux menaces immédiates, mais aussi en sauvegardant leurs habitats naturels, afin de garantir leur survie à long terme

Les bénéfices de la préservation des espèces phares vont bien au-delà de la seule protection d’un animal. En luttant contre la destruction des habitats naturels, le braconnage, le commerce illégal et autres menaces qui pèsent sur ces animaux, c’est tout un écosystème que le WWF protège, ainsi que les nombreuses autres espèces qui y vivent, et cela se traduit par davantage de moyens pour le financement et la gestion des projets.

L’oryx d’Arabie

Le projet de protection de l’oryx d’Arabie a été un des premiers succès du WWF. En 1962, l’Opération Oryx a été mise en place pour constituer une harde en captivité au sein de laquelle des animaux seront prélevés, avant d’être réintroduits dans la nature. En 1982, dix oryx ont été relâchés sur le plateau de Jiddat, dans le centre du Sultanat d’Oman. C’était la première fois que cette espèce foulait ce sol depuis 1972, date à laquelle le dernier oryx sauvage avait été tué. Actuellement, on compte environ 150 oryx dans la nature, et 68 de plus vivent en captivité en attendant d’être relâchés. Des oryx d’Arabie ont également été réintroduits dans des zones protégées d’Arabie Saoudite, comme celle d’Uruq Bani Ma-Arid, ainsi qu’en Jordanie.

Les éléphants et rhinocéros d’Asie

Le WWF, avec l’aide des gouvernements et d’autres partenaires, a déjà obtenu des succès décisifs en matière de protection des éléphants et rhinocéros d’Asie. Ces espèces sont particulièrement menacées par le braconnage, la fragmentation de leur habitat, et les conflits avec les populations locales. Tous sont vulnérables, mais deux espèces de rhinocéros le sont davantage encore et sont au bord de l’extinction. Environ 90 % des 2400 rhinocéros indiens (le plus grand rhinocéros unicorne) sont répartis dans seulement deux zones protégées, à savoir le Parc national de Kaziranga, dans l’État d’Assam (Inde) et le Parc national royal de Chitwan (Népal). Cette espèce est particulièrement vulnérable aux maladies et au braconnage. Le WWF, en collaboration avec les autorités, souhaite que soient créées de nouvelles populations protégées et destinées à la reproduction. L’objectif du WWF est de stabiliser ces populations d’éléphants et de rhinocéros d’Asie. Cela passe par la sauvegarde de leur habitat naturel, qu’elles partagent avec d’autres espèces phares, comme les tigres ou les orangs-outangs. À l’aide des programmes CITES et TRAFFIC, le WWF s’attaque directement au commerce illégal, mais beaucoup d’autres efforts sont encore nécessaires pour éloigner les menaces qui pèsent sur ces espèces fascinantes et leur assurer un avenir. En Inde, comme dans d’autres pays, le WWF a instauré des approches innovantes pour régler les conflits entre les populations locales et les éléphants avec, par exemple, l’emploi d’éléphants domestiqués pour guider les éléphants sauvages loin des zones d’habitation ou de culture, la création au sein de la communauté d’escouades chargées de limiter les dégâts, et même le déplacement ou la surveillance par satellite des éléphants afin de connaître leurs mouvements dans les zones de conflit. Toutes ces mesures ont permis de réduire les frictions et de les limiter les représailles contre les éléphants.

Le rhinocéros de Java

En 1964, il ne restait plus que 20 à 25 rhinocéros dans l’Ouest de Java. Grâce au programme de protection mis en place par le WWF, avec le concours des autorités locales, ce nombre a plus que doublé, et de nouvelles zones protégées ont été créées afin de diminuer la vulnérabilité d’une population isolée. Sur le continent asiatique, en revanche, le dernier rhinocéros de Java a récemment été retrouvé mort au Viêt Nam, soulignant tragiquement la nécessité d’une vigilance constante.

Les gorilles des montagnes

Découvert seulement en 1902, victime de la chasse, des guerres, des maladies et de la destruction de son habitat naturel, beaucoup pensaient que le gorille des montagnes ne passerait pas le siècle. Pourtant, contre tous les pronostiques, un programme de protection des communautés de gorille a non seulement empêché la disparition des sous-espèces et garanti la survie de leurs plus importantes populations, mais il a également réussi à augmenter leur nombre, en pleine zone de guerre ! Dans la forêt de Virunga, située à la frontière de la République Démocratique du Congo (RDC), du Rwanda et de l’Ouganda, le nombre de gorilles a augmenté de 17 % entre 2000 et 2004, passant de 324 à 380 membres. Les deux groupes de populations totalisent 700 spécimens, et le gorille des montagnes est la seule sous-espèce de grand singe d’Afrique dont la population n’est pas en net déclin. Ce succès est à mettre au crédit des gardes qui ont courageusement veillé sur les gorilles, et à l’écotourisme développé par le Programme international de protection des gorilles (IGCP), créé en 1991 par un consortium d’ONG, parmi lesquelles le WWF. Tout l’intérêt du tourisme organisé autour des gorilles est dans sa forte valeur et son faible impact écologique. De plus, il bénéficie directement aux communautés vivant à proximité des zones protégées dédiées aux gorilles. D’autres revenus sont obtenus par la production de charbon de bois durable, qui soulage la forêt, en permettant aux populations de planter des arbres plutôt que d’aller en abattre. Le dix-millionième arbre a été planté très récemment.

Le panda

Il y a plus de 30 ans que le WWF s’est lancé, en Chine, dans la lutte contre l’extinction du panda géant, devenu depuis l’icône de l’organisation, et le symbole de la protection de la nature dans le monde entier. Les perspectives pour le panda géant étaient alors plutôt sombres : à peine un millier de spécimens, répartis entre une multitude de populations isolées qui diminuaient à mesure que leur habitat disparaissait. Plusieurs dizaines de populations de pandas isolées ont depuis été mises en contact dans les zones où ils étaient le plus présent, et les dernières études ont recensé 1600 spécimens. À l’heure actuelle, 62 réserves naturelles concentrent 81 % de la population de panda et 60 % de leur habitat, réel ou potentiel. D’ici 2015, ce sont 3 millions d’hectares de forêt (soit une surface équivalente à la superficie de la Belgique) qui seront protégés au profit les pandas. Cela bénéficiera également aux autres espèces qui peuplent ces habitats et aux communautés locales qui tirent leurs revenus des ressources forestières.

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