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Cape Farewell Art & Science, une organisation culturelle qui répond au réchauffement climatique par des créations artistiques, a dépêché vingt-cinq sculpteurs, photographes et autres artistes contemporains en Arctique entre 2007 et 2009 pour qu’ils expriment leur ressenti face à ce phénomène. Leurs œuvres vont être exposées au Sheila C. Johnson Design Center (SJDC) (New York) du 30 septembre au 15 décembre prochain. Nous en avons sélectionné cinq qui devraient marquer les esprits.
Ice white
Cette série de clichés réalisée par Chris Wainwright montre que la neige et la glace ne sont pas toujours blanches, contrairement à ce que l’on pourrait croire. Le photographe s’est appuyé sur le jeu de lumière du soleil pour mettre en avant la beauté de ces paysages, au large du Groenland, qui pourraient un jour disparaître, à tout le moins en période estivale. « J’ai simplement été très touché par la réelle possibilité que ces vaste blocs puissent soudainement s’effondrer », résume M Wainwright. Il n’est pas le seul…

Polar diamond
Durant l’une de leurs expéditions, les artistes Heather Ackroyd et Dan Harvey ont trouvé un os d’ours polaire qu’ils ont ensuite incinéré. Ils ont ainsi pu récupérer le graphite et le carbone, qu’un procédé unique et complexe qui consiste à soumettre les résidus à une pression et à une chaleur intenses permet de transformer en diamant synthétique. Le produit fini atteste de l’importance de la perte pour l’environnement. Comme l’écrivait fort justement Oscar Wilde, « de nos jours, tout le monde connaît le prix des choses mais pas leur valeur ».

Incredible iceberg
Sur cette photographie de David Burdeny, le public pourra distinguer quatre personnes sur une plage de l’Arctique victime de la fonte des glaces. Chacune d’entre elles tient à la main un ballon gonflé à l’hélium. Quant à la surface qu’elles délimitent, elle représente 540 mètres carrés, soit l’équivalent d’une tonne de dioxyde de carbone et les émissions moyennes et mensuelles de CO2 d’un Britannique.

The future myth of ice
Dans cette surprenante série d’images, Michele Noach juxtapose de vieilles cartes postales datant de la période 1890-1930 avec des photos d’aujourd’hui. Dans ces dernières se « glissent » des personnages anciens qui aux dires de l’artiste s’interrogent : « qui a bien pu voler notre glacier ? » Avec une comparaison aussi frappante, le public ne peut que voir la douloureuse réalité en face : la banquise fond.

Blossom
Clare Twormey a réalisé ce projet très poétique en collaboration avec le Cape Farewell, façonnant des fleurs en argile qu’elle a choisi de ne pas cuire. L’artiste en a placé quelques-unes dans une boîte en bois et d’autres sur un plateau. Un travail qui symbolise la fragilité actuelle des végétaux mais qui met aussi en avant « les effets néfastes de notre curiosité ». En l’occurrence un bien vilain défaut…

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