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23% des décès dans le monde dû à l’insalubrité de l’environnement

Pollution atmosphérique, contamination des sols, exposition à des substances chimiques dangereuses, changement climatique… La planète souffre et ses habitants en pâtissent. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime en effet qu’un quart des décès dans le monde est à mettre sur le compte d’un environnement devenu de plus en plus insalubre. Un chiffre alarmant issu des données publiées mardi 15 mars par cette institution de l’ONU spécialisée dans les questions de santé publique.

L’OMS a publié une mise à jour de son rapport consacré aux impacts des risques environnementaux sur la santé humaine et les conclusions ne sont guère réjouissantes : depuis 2006, le nombre de décès provoqués par les maladies dites “non transmissibles” est en hausse. Les accidents vasculaires cérébraux, les cardiopathies, les cancers et les affections respiratoires chroniques représenteraient actuellement deux tiers des décès liés à des causes environnementales.

En 2016, ce ne sont pas moins de 12,6 millions de personnes qui seraient mortes pour avoir vécu ou travaillé dans un environnement insalubre. Un phénomène qui serait d’autant plus sérieux pour les populations jeunes et âgées. Les enfants de moins de 5 ans et les personnes âgées de plus de 50 ans seraient en effet plus exposés aux risques environnementaux et à leurs conséquences sur la santé : les premiers sont particulièrement sensibles aux infections des voies respiratoires et les seconds aux maladies non transmissibles.

“Si les pays ne prennent pas des mesures afin que les populations vivent et travaillent dans un environnement sain, des millions de personnes continueront à tomber malades et à mourir prématurément”, prévient Margaret Chan, Directrice générale de l’OMS. Une meilleure gestion de l’environnement pourrait permettre de sauver chaque année près de 1,7 million d’enfants et 4,9 millions de seniors.

L’agence onusienne affirme également que les pays pauvres et à revenu intermédiaire sont les plus vulnérables. Plus de 7 millions de personnes auraient succombé à un environnement insalubre en Asie du sud-est et dans le Pacifique occidental en 2012. En Afrique, pour les mêmes raisons, on dénombre 2,2 millions de décès.

Pour enrayer ce fléau, l’Organisation préconise en premier lieu de démocratiser les technologies peu émettrices de gaz à effet de serre. Les gouvernements sont notamment appelés à déployer des technologies et des carburants propres pour la cuisine, le chauffage et l’éclairage. L’OMS estime qu’il faut également renforcer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement des populations.

Enfin, les auteurs de l’étude estiment que le recul des maladies liées à la pollution de l’air est en outre conditionné par l’amélioration des conditions de circulation et des conditions de logements (construction de logements économes en énergie). Il est également important de favoriser la pratique d’exercice physique tout en renforçant la lutte contre le tabagisme.

La directrice du département de santé publique à l’OMS, Maria Neira, a d’ailleurs expliqué que les investissements destinés à réduire les risques environnementaux dans les villes, les logements et sur les lieux de travail conduisaient inévitablement à “une baisse immédiate des dépenses de santé”.

Une feuille de route devrait être adoptée lors de la prochaine Assemblée mondiale de la santé qui se déroulera en mai prochain à Genève (en Suisse).

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