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2018, seconde année la plus chaude en Arctique

La saison hivernale n’est pas encore terminée mais la communauté scientifique estime que l’Arctique s’est une fois de plus réchauffé au cours de l’hiver 2017-2018. Selon le rapport annuel de l’administration océanique et atmosphérique américaine (NOAA), 2018 aura été la seconde année la plus chaude pour l’Arctique depuis le début de 20ème siècle. Les températures étaient supérieures de 1,7°C que la moyenne des trois dernières décennies.

Résultat, le réchauffement climatique est deux fois plus rapide en Arctique que dans le reste du monde. Selon les experts de la NOAA, ces cinq dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées et ont contribué à accentuer les dommages collatéraux de la hausse des températures sur les écosystèmes (accélération de la disparition de caribous, propagation des algues rouges, réduction de la surface glacée…).

“L’Arctique subit une transition sans précédent dans l’histoire humaine”, estime Emily Osborne du programme de recherche sur l’Arctique de la NOAA.

En premier lieu, en raison des saisons qui raccourcissent, la glace ne se forme plus que de septembre à mars. Les surface glacées sont donc moins épaisses, plus jeunes et recouvrent moins d’océan. C’est là que le bât blesse. La glace fond plus vite, ce qui entraîne moins de réflexion solaire : l’océan absorbe plus d’énergie solaire et se réchauffe donc davantage.

Les populations de caribous et de rennes sauvages subissent également de plein fouet la hausse des températures terrestres. Ces populations sont en déclin depuis les années 90 : ils sont passés de 4,7 à 2,1 millions d’individus en un peu plus de 20 ans. “Certains troupeaux ont des populations au plus bas niveau jamais enregistré”, alerte même l’agence.

La cause de ce déclin est sans aucun doute l’allongement de la saison chaude. Ces bêtes sont en effet biologiquement plus préparées à affronter des températures hivernales que des températures estivales. Pire, la chaleur douce de l’été apporte son lot de maladies et de parasites.

La hausse des températures est en revanche une aubaine pour les algues rouges toxiques. Ces algues de mer peuvent en effet pénétrer dans de nouveaux territoires et notamment les eaux de moins en moins froides de l’Arctique. Sur leur nouveau écosystème, elles contribuent à l’empoisonnement de certains poissons et crustacés.

“Les données récoltées dans la dernière décennie montrent clairement que de multiples espèces toxiques d’algues sont présentes dans la chaîne alimentaire de l’Arctique à des niveaux dangereux et il est très probable que ce problème persiste et sans doute empire à l’avenir”, alertent les experts de la NOAA.

Enfin, toujours selon la NOAA, il semblerait que le réchauffement de l’Arctique modifie également le jet stream et entraîne l’apparition de phénomènes climatiques extrêmes (canicule, tempête de neige…) dans les latitudes moyennes (bien en dessous du pôle).

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