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« Tam » le rhinocéros de Bornéo cherche l’amour

« Tam » le rhinocéros de Bornéo cherche l’amour
Le rhinocéros de Bornéo est l’une des espèces les plus menacée au monde : il en resterait aujourd’hui moins de 40. Les scientifiques prévoient son extinction d’ici à peine 10 ans

Avec moins de 40 spécimens encore en vie, le plus petit rhinocéros du monde semble promis à une disparition imminente. « Tam », un mâle encore fertile capturé il y a 2 ans dans une plantation d’huile de palme, porte sur ses épaules les derniers espoirs de sauvegarde de l’espèce, c’est pourquoi les autorités se mobilisent pour lui trouver une compagne.

Grâce à ses amis conservateurs, Tam va bientôt avoir un rencard. Les autorités officielles de protection de la faune sauvage ont en effet repéré il y a plusieurs semaines une femelle fertile dans l’est du Sabah (en Malaisie, au nord de l’île de Bornéo). Ils ont officiellement annoncé mercredi leur volonté de capturer l’animal pour la présenter à Tam. Baptisée « Sabah », elle « représente désormais le dernier espoir de sauver l’espèce en Malaisie et à Bornéo», dixit John Payne, directeur général de l’Alliance Bornéo Rhino (Bora).

Un des derniers survivants

Menacée par le braconnage (pour ses 2 cornes et ses os) et par la déforestation, l’espèce de rhinocéros de Bornéo (Indonésie), la plus vieille au monde, a perdu 96% de ses représentants en l’espaces de quelques décennies. Partagée entre la Malaisie, l’Indonésie et Brunei, l’île de Bornéo n’accueillerait plus aujourd’hui qu’un nombre très limité de femelles fertiles et sans un coup de pouce du destin et des hommes les scientifiques estiment que l’espèce disparaitra à l’horizon 2020.

Tam, 250 kilos, est lui-même un survivant. Il a vu son habitat se réduire à peau de chagrin et son pied droit porte une cicatrice blanche de plusieurs centimètres de larges après avoir échappé de justesse au piège d’un braconnier. Mu par sa blessure, on a retrouvé Tam errant dans une plantation d’huile de palme. Les vétérinaires ont estimé son âge à une vingtaine d’années et s’inquiètent car le vieux rhinocéros, encore apte à la reproduction en novembre dernier, pourrait ne plus l’être d’ici à deux ans.

L’espèce n’a plus que 10 ans à vivre

Les conservateurs estiment donc qu’il y a urgence et que l’élevage en captivité est le seul moyen de prévenir l’extinction du rhinocéros sauvage. Tam, qui n’a plus à se soucier de survivre, est devenu le symbole de la préservation de l’espèce. Il a été soigné et s’est habitué à être nourri par l’homme aussi il serait difficilement rendu à la vie sauvage et errerait sans doute près des habitations. Il vit désormais dans 2,5 hectares clôturés, complétés par un bout de forêt et 2 mares de boues.

Tous les matins et tous les après-midi, les rangers et des officiels du Ministère de la faune sauvage indonésien lui apporte une sélection de feuillages et de légumes verts. Une équipe anti-braconnage veille même sur lui 24h/24 et 7j/7.

Si le courant ne passe pas entre Tam et sa destinée Sabah, il reste un dernier espoir. Une femelle enceinte à l’état sauvage baptisée « Ratu » aurait ainsi été repérée le 21 avril dans une autre partie de l’île.

Le faible nombre d’individus favorise toutefois la consanguinité et les rhinocéros ont du mal à se reproduire en captivité. « Emi », la seule femelle a avoir donné naissance en captivité, est morte le 5 juin au zoo de Cincinnati. Elle a néanmoins réussi à mettre au monde 3 jeunes rhinocéros, dont l’un a été remis en liberté en Indonésie.

Il faudra lui aussi le surveiller étroitement.

Crédit photo : Wikimédia commons - Baffledexpert
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