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« Bio Cohérence », un nouveau label privé qui pourrait bien faire des émules

« Bio Cohérence », un nouveau label privé qui pourrait bien faire des émules
Le marché des produits bio voit arriver un nouveau label qui rejoindra notamment le label AB et le label bio européen : Bio Cohérence

L’association Alternative bio, qui réunit des professionnels de l’agriculture biologique, vient de lancer « Bio Cohérence », un nouveau label 100% bio.

Les pratiques en matière d’agriculture biologique sont régies par le label bio européen, ce depuis le 1er Janvier 2009. Plus tôt, la France avait également créé le label « AB », dont les critères d’obtention et le cahier des charges ont été adaptés au label bio européen à la suite d’une directive de Bruxelles. Si ces deux labels et leurs critères d’obtention sont un gage de sérieux, ils sont toutefois insuffisants aux yeux de certains professionnels du secteur.

Parce qu’ils sont très attachés à leurs spécificités nationales et parce qu’ils sont très exigeants en terme de qualité, 10 000 professionnels de l’agriculture biologique  (sur les 15 000 que totalise la France), la FNAB (Fédération Nationale d’Agriculture Biologique), les distributeurs Biocoop, Biomonde ainsi que le grossiste PrioNatura se sont réunis et ont lancé lundi un nouveau label privé baptisé « Bio Cohérence ».

Des critères d’obtention très rigoureux

Le cahier des charges du label « Bio Cohérence » comporte environ soixante contraintes de plus que les labels bio européen et « AB ». Les certifications seront délivrées par les organismes de contrôle Ecocert, Certipag et Agrocert et attribuées par un comité interne à « Bio Cohérence ». Conformément à cette nouvelle certification, les producteurs devront respecter, outre les normes de l’Union Européenne (UE), de nombreuses règles très strictes incluant notamment le refus total des OGM (contrairement au label européen et AB qui tolèrent jusqu’à 0,9% de contamination fortuite par OGM, par ingrédient), l’obligation pour les produits transformés d’être composés de 100% d’ingrédients « bio » (ils doivent l’être à hauteur de 95% pour les labels « AB »  et « européen »), de produire au moins 50% de l’alimentation animale consommée sur l’exploitation et de limiter au maximum l’usage des antibiotiques et des antiparasitaires. Tout producteur qui prétend à cette certification devra en outre faire procéder à un diagnostic de son exploitation afin d’évaluer ses pratiques et de les améliorer, qu’il s’agisse de la mise aux normes de ses infrastructures ou de la revalorisation salariale de ses employés.

Producteurs vs moyennes et grandes surfaces

« Bio Cohérence » garantit l’accès aux dossiers de candidature, ainsi les prétendants au label connaîtront précisément les raisons de l’acceptation ou du refus de certification de leur exploitation.  Les premières certifications auront lieu dans les prochains mois et les premiers produits devraient être commercialisés en 2011 dans les boutiques spécialisées comme Biocoop et Biomonde.

Les professionnels du bio doivent actuellement faire face à la concurrence très rude des moyennes et grandes surfaces, lesquelles profitent de l’intérêt croissant des consommateurs pour le bio, notamment à travers le développement de marques de distributeurs (MDD) labellisées « AB ».

En guise de riposte les producteurs bio louent le niveau de qualité élevé de leurs produits, qui selon leurs dires respectent des critères environnementaux plus stricts et ne souhaitent a priori pas les commercialiser à n’importe quelles conditions. Le match des labels est désormais lancé. Les prix devraient l’arbitrer.

Crédit photo : Flickr - stevendepolo
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