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« Azimut », le pari fou d’un géant de l’éolien

« Azimut », le pari fou d’un géant de l’éolien

L’entreprise espagnole Gamesa est bien décidée à affoler les compteurs. Déjà forte de 19 000 mégawatts (MW) installées sur tout le continent, elle a trouvé un joli nom pour son nouveau grand projet, « Azimut » , qui consiste en la construction d’une éolienne offshore d’une capacité de 15 MW permettant de surmonter les obstacles techniques et financiers inhérents à l’éolien marin.


Il faudra le concours de nombreuses compétences pour construire ce mammouth vert. Dans le cadre du programme « Offshore Wind Energy 2020 », qui vise à capitaliser le savoir-faire éolien espagnol, onze entreprises et vingt-deux centres de recherche spécialisés se sont d’ores et déjà associés au projet, dont le coût a été évalué à quelque 25 millions d’euros. Le Centre pour le développement des technologies industrielles (CDTI) et le ministère espagnol des Sciences et de l’innovation y prendront part, tout comme Acciona Windpower, qui s’occupera des technologies de conversion en électricité, Alstom Wind, en charge de la gestion de la structure marine, Acciona Energía, directeur de la construction, et Iberdrola Renovables, garant du réseau d’électricité.


Faire entrer l’éolien marin dans une autre dimension

Prévu pour 2013, Azimut vise à surmonter les contraintes techniques et budgétaires liées à la construction d’une éolienne en mer. Les fondations, le raccordement et la transmission de l’énergie sont en effet des facteurs à prendre en compte et qui sont susceptibles de limiter le développement de l’éolien offshore.

Il s’agit aussi d’un projet sans précédent mais nécessaire. Car malgré les importants efforts consentis par les autorités pour renforcer la présence des turbines onshore, l’Espagne accuse un net retard sur la Grande-Bretagne, dont les eaux territoriales abritent entre autres l’immense complexe du Thaneten attendant l’inauguration avant l’ouverture des Jeux Olympiques de Londres du premier « tronçon » du vraisemblablement pharaonique London Array – et qui déjà bat tous les records avec plus de 5 gigawatts (GW) d’électricité générés par l’éolien marin.

Le leadership britannique sur le Vieux Continent ne devrait pas être menacé de sitôt. Azimut a cependant vocation, à terme, à renforcer le savoir-faire espagnol. Par ricochet il pourrait aussi contribuer à faire du pays une référence en matière d’éolien offshore.

Crédit photo : flickr / Vaxomatic - Creative commons//The russians are here
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