Le mouvement ETHIC animé par Sophie de Menton a remis hier à Xavier Bertrand son rapport sur la RSE en France. Objectif : faire un état des lieux et identifier les freins actuels en matière de RSE en interrogeant des acteurs économiques, créer un guide pratique de mise en place de la RSE dans les entreprises ("carnet de route").

En parallèle, Opinion Way publie une étude sur la perception de l'éthique par les français...en gros, "on en parle, mais il y en a de moins en moins. L'éthique commence par soi-même. Les associations et ong sont légitimes pour en parler, avec les TPE/PME. Par contre, les grandes entreprises sont les moins crédibles".  à méditer!! On voit là encore que ce sont des actions concrètes quotidiennes qui remportent la "victoire", et celles-ci sont le fruit de nos chères TPE/PME!

24/09/2011

Juste deux petites brèves pour cette semaine, passées assez inaperçues, mais pourtant intéressantes :

1. Lancement par B Lab de la plateforme GIIRS qui analysera les investissements et les entreprises selon des critères sociaux et environnementaux d'une façon comparable au niveau mondiale et vérifiée de façon indépendante : tous les détails ici;

2. Lancement d'un appel par diverses institutions menées par Aviva Investors pour un cadre global qui obligerait les entreprises à publier leurs actions RSE et informations extra-financières... ou d'expliquer pourquoi elles ne le font pas : plus de détails ici.

Enfin, en France, on notera les recommandations de la place financière de Paris pour une meilleure intégration de la RSE dans les entreprises, chez les investisseurs et auprès des particuliers, propositions qui seront soumises au G20 à Cannes.

La RSE et le reporting extra-financier progressent donc, c'est bon signe. A ce niveau, voilà où l'on en est en France à ce jour (l'article 225 du Grenelle 2 n'est toujours pas publié!). la GRI vient de certifier les solutions logicielles d'Enablon, 1er éditeur mondial de solutions logicielles en matière de reporting DD : voilà une heureuse coincidence avec ce que je viens d'évoquer; les entreprises n'ont plus d'excuses pour dire qu'elles ne disposent pas d'outils de gestion rse...

Exemple d'action concrêt : le Synabio vient de lancer une initiative pour fédérer les valeurs et actions DD de ses membres, dans le cadre de l'iso26000 : intitulée "Bioentreprisedurable", l'initiative vise à faire le lien entre les acteurs de la bio et de partager les pratiques rse. Tous les détails de cette charte en 9 points.

Le dialogue avec les parties prenantes...voilà bien un élément essentiel de toute démarche RSE. Elément nouveau, si l'on songe à comment les entreprises développaient leurs produits ou agissaient "avant la vague du développement durable". Oui, de réels progrès ont été faits, et beaucoup reste à faire en la matière. (on pourrait citer le cas de la vérification par "un tiers" des futurs rapports RSE : les ONG, la société civile, les fournisseurs ou clients ne pourront, dans un premier temps, avoir voix au chapitre).

Pourquoi est-ce que j'aborde ce thème? Et bien tout simplement car j'étais hier à une réunion publique organisée par la foncière Gécina pour nous parler d'un projet "d'écoquartier" dans ma ville près de chez moi. Un projet qui va profondément affecter le cadre de vie assez paisible il est vrai de mon quartier.

Ce projet s'attache à rénover une résidence des années 60 qui vieillit. La rénovation aux normes du Grennelle de l'Environnement est nécessaire...mais pour la financer, Gécina dit devoir construire 3 nouveaux immeubles et étendre un petit centre commercial, les loyers actuellement encaissés ne suffisant bien sûr pas à rentabiliser l'opération. Ce projet va surtout créer des goulets d'étranglement dans ma ville, puisque 170 logements=pas mal de voitures en plus, alors que les accès routiers sont déjà saturés et inextensibles! Gécina affirme attendre "les études d'impact" et les avis de la municipalité. Mais alors, pourquoi avoir attendu 2 ans avant d'en parler? Soi disant pour que le projet "soit suffisamment" avancé pour se faire une idée.

Dans une salle "surchauffée d'hostilité", le dialogue a mal commencé...il est vrai que mes confrères citoyens sont parfois très mal polis et aggressifs. laisser parler Gécina et faire place à une présentation complète du projet avant de réagir, poser ses questions et faire ses remarques aurait été la règle élémentaire à respecter...Néanmoins, la réunion a eu lieu et le débat continue. Tous les détails du projet sont d'ailleurs à retrouver sur un site spécialement dédié, ouvert au dialogue. Rien n'est joué, mais je ne vois pas comment la puissance de Gécina pourra vraiment arrêter le projet. Je reconnais qu'il a du bon, car on ne peut garder un quartier à l'identique pendant 100 ans! Mais certains aménagements posent vraiment des problèmes insolubles (sociaux, démographiques, environnementaux).

Oui, Gécina doit rentabiliser ses projets...car société de droit privé côtée en bourse. le débat sur le logement, avec ses acteurs publics et privés, trouve là son essence...je n'en débattrais pas aujourd'hui.

Gécina, par ailleurs citée en exemple pour sa démarche RSE, a tout de même fait beaucoup d'efforts et reste ouverte à la "concertation". Dialoguer avec ses parties prenantes n'est pas chose aisée, et demande des talents de diplomatie et de négociation. Être responsable DD ne s'improvise pas, et les enjeux du développement durable, de par nature complexes car transversaux, montrent bien qu'ils ne sont pas évidents à gérer.

Oui, dialoguer avec ses parties prenantes demande du temps et de l'aptitude pour satisfaire un maximum de positions souvent contradictoires. Et si la sociocratie était une solution?

 

Dans le cadre des rendez-vous du BoP (Base of Pyramid) organisé par l’IMS, étaient présentées ce mercredi 14 septembre les résultats d’une étude portant sur le rôle des technologies de l’information et de la communication au service des populations à la base de la pyramide dans les domaines de l’éducation, de la santé, des services financiers et de l’agriculture.

L’AFD (et sa filiale Proparco), Ericson, Orange, Icco avaient confié cette étude à Hystra avec le support d’Ashoka et de TNO.

 

Voici quelques données sur le contenu de cette étude, avec ses principaux enseignements. Toute l’étude peut être consultée librement sur le site d’Hystra.

 

L’accès à l’information est de plus en plus réel, grâce à la connectivité via les téléphones mobiles. Mais les usages qui peuvent en être fait avec la création de business modèles viables dans l’énergie, l’eau, l’habitat, la santé, l’agriculture, l’éducation et les services financiers sont encore au stade des expérimentations avec 3 défis majeurs :

  1. La réussite des projets dépend d’une fertilisation croisée des compétences entre acteurs complémentaires (entreprises, Etats, ONG, société civile) et de l’utilisation appropriée des « green IT » ;
  2. Si les problèmes d’éducation (illétrisme) sont réels, les problèmes administratifs sont encore plus grands. Tout comme trouver les compétences humaines locales (recrutement, formation). Afin d’élargir ou d’adapter les services offerts, il faut aussi trouver et construire de bons partenariats public-privés sur le long-terme. Enfin, les défis techniques sont nombreux ;
  3. Il faut enfin faire preuve d’humilité et de patience : 2 années sont en général nécessaires pour créer ces projets pour les adapter à ce que veulent vraiment les gens (sinon ils ne paieront pas pour les services ou les ignoreront). L’adaptation de l’offre à la demande locale est essentielle, d’où l’intérêt de travailler au plus proche du terrain avec les acteurs locaux, écouter et ne rien imposer. Ce « trial and error process » est valable aussi bien pour les entrepreneurs sociaux locaux que pour les intrapreneurs au sein des grandes entreprises. Tous doivent se battre pour obtenir des financements (dons privés et publics, concours d’entreprenariat, capital-développement, etc.), bien communiquer. L’expérimentation est donc de mise, avant d’arriver à un business modèle viable et durable.
  4. Les mesures d’impact des projets TIC sur les aspects sociaux et économiques des bénéficiaires sont encore très rares, mais si les projets se développent, c’est bien le signe que les bénéficiaires voient leurs vies changer…ce qui est l’objectif initial ! Les gouvernements locaux encouragent d’ailleurs presque toujours ces projets innovants, source de développement économique et social à moyen et long-terme…même si les réglementations et la bureaucratie freinent souvent les initiatives.

Tous les business modèles ont moins de 5 ans. 280 projets IT ont été identifiés de par le monde, 140 retenus car étant « viables » économiquement. 15 projets exemplaires ont été sélectionnés car ils résolvent le problème auxquels ils s’attaquent, sont déjà réplicables, ont un impact sur un grand nombre de gens et sont viables pour tous les acteurs engagés.

Les projets les plus viables sont situés dans les secteurs de l’agriculture et des services financiers, du fait de leur impact direct sur les clients bénéficiaires (ex. transferts de fonds, cours des matières premières). Dans l’éducation et la santé par contre, beaucoup de projets sont soutenus par des ONG ou des programmes gouvernementaux.

L’Asie contient le plus de projets viables, l’Afrique se distinguant par le nombre de projets éducatifs et médicaux.

Les projets ont été classifiés en 3 sortes de business modèles :

  1. Accès direct aux bénéficiaires (via la technologie mobile et internet)
  2. Accès aux bénéficiaires via des intermédiaires formés (projets les plus porteurs car touchent plus de monde, dépassent le problème du coût d’accès à la technologie et sont développés en partenariats avec des acteurs locaux bien au fait des ré »alités du terrain)
  3. Crowdsourcing : recueil de données à distance via la technologie (enquêtes, télémedecine, etc.), avec des défis de fiabilité des données et de formation.

 

Des challenges différents se posent donc à tous ces business modèles aux niveaux technologiques et humains, et certains modèles ne peuvent marcher dans certains secteurs.

En conclusion, on dira que le potentiel de développement de ces projets est énorme et que la RSE, dans sa nouvelle définition plus politique et économique, avec ses contrats de progrès durables entre toutes les parties prenantes, a là tout son rôle à jouer. L’action collective de ces acteurs (entreprises, Etats, société civile, etc ;) permettra une relation gagnant-gagnant sur le long-terme au service de populations jusqu’à là exclues de la croissance ou des services de base essentiels. J’ajouterais l’importance du développement d’actions locales, sur-mesure, au plus proche du terrain pour un maximum d’impact (reporting).

L’INFORMATION EXTRA-FINANCIERE, nouvel outil de la BONNE GOUVERNANCE

Présentation IRSE Management / IFA – CCIP 09/09/2011

 

En introduction de la conférence, Patrick d’Humières de IRSE Management a fait le constat qu’il existe désormais une vraie dynamique du rapport intégré : article 225 du Grenelle 2, directive de l’UE sur la RSE, appel lancé au prochain G20 de Cannes pour que les entreprises et les investisseurs intègrent le reporting extra-financier. Paris EuroPlace organise d’ailleurs le 14 septembre une réunion à ce sujet (le DD, levier de création de valeur), dans le cadre de cette présidence française du G20 qui veut promouvoir une meilleure transparence des marchés.

L’information extra-financière (IEF) s’intègre donc de plus en plus dans le paysage et elle devient un outil de plus en plus important pour le suivi des entreprises. En témoigne la récente rencontre des partenaires signataires des principes d’investissements responsables ou des membres de la GRI. La question des externalités liées aux activités des entreprises devient centrale. Le recherche d’un nouveau modèle économique plus durable y pousse et les parties prenantes appellent à toujours plus de dialogue et surtout à la mesure (données ESG). Certes, on peut discuter de la pertinence de ces outils, mais aujourd’hui, ce ne sont plus seulement les ONG mais les Etats et les investisseurs eux-mêmes qui poussent à l’IFE (acte pour le marché unique en 2012 avec Michel Barnier, textes relatifs nationaux à la RSE comme en Allemagne, Danemark, France, Inde, Chine, Malaisie, Singapour, textes de la SEC américaine).

Fin 2011, l’AMF a posé un diagnostic très critique sur l’état de cette IFE. Celle-ci intègre certes certaines données sociétales, mais n’identifient pas encore l’impact global des activités de l’entreprise, c’est-à-dire la « shared value » (ou « contribution sociale partagée »). La GRI fournit des guidelines (suivis par la BEI, l’AFD, etc…) et la Caisse des Dépôts est également très active sur ces sujets. Quant à l’Ordre National des Experts Comptables, il travaille activement sur les éléments d’une comptabilité extra-financière (voir mon billet à ce sujet suite au Parlement des Entrepreneurs d’Avenir le 15/05/2011). Le « business case RSE » reste insuffisamment évalué et il y a des dérives de cohérence, de champs et de précisions. Sans compter qu’il ne faudra pas juste juxtaposer informations financières et IFE, mais que cela exigera un vrai travail de fond…de toute une conception de l’économie et de l’estimation de la valeur d’une entreprise ! Toujours est-il que l’IFE est un facteur-clé de la « license-to-operate » et du « facteur sociétal » de la compétitivité des entreprises.

Quelques précisions sur l’article 225 du Grenelle 2 :

C’est un texte progressif, incitatif et qui appelle au sérieux (fiabilité, utilité, comparabilité des données). Il est aussi flexible dans le choix des indicateurs de reporting selon les entreprises et les secteurs. Notons qu’il concerne les sociétés commerciales françaises, mais aussi les filiales françaises de groupes étrangers. Le reporting sera intégré au rapport de gestion et les informations RSE seront consolidées sur le périmètre des sociétés que la société mère contrôle (une holding prendra en compte ses filiales par ex.). Les entreprises de plus de 500 salariés et avec un CA supérieur à 100 millions d’euros seront concernées au 1er janvier 2013 seulement.

Procédure de l’IFE :

Définir les besoins (selon la stratégie de l’entreprise), construire un référentiel d’indicateurs pertinents, établir un protocole de collecte, analyser l’information et en faire un outil de pilotage et de décision, publier et vérifier cette information.

Vérification de l’IEF

Alban Audrain, du cabinet Grant Thornton, a précisé que les IFE deviennent opposables induisant ainsi que les entreprises en assument désormais la responsabilité ! ces données vont de plus en plus influer sur la valeur des entreprises. Le vérificateur devra avoir une accréditation du Cofra et sera désigné par le directeur de l’entreprise ou par le président du directoire. Ce vérificateur ne pourra être nommé pour plus de 6 exercices et devra être indépendant. Il émettra une attestation sur la présence ou sur le manquement des informations, jugera de leur pertinence (avis motivé), expliquera ce qu’il a fait en se gardant de tout jugement de valeur. Il pourra néanmoins suggérer des améliorations. Tout son travail restera dans le cadre de la norme Isae 3000 : assurance raisonnable (audit, « nous certifions que… ») et assurance modérée (formulations négatives).

Notons ici qu’aujourd’hui, moins d’une entreprise sur deux fait appel à un vérificateur et 85% des opinions émises par les experts comptables sont… « modérées » !

Enfin, il faut espérer que d’autres vérificateurs issus de la société civile (ONG, associations, clients, etc…) puissent un jour participer au processus de vérification.

Zoom sur le rapport intégré :

Les IFE devront être adaptées aux secteurs d’activités et types d’entreprises (TPE/PME/GE/ETI), d’ailleurs on voit l’apparition de benchmarks sectoriels. Il faut poursuivre le travail sur les outils de mesure extra-financiers, car « ce qui n’est pas mesuré n’existe pas » ! il faut aussi privilégier une approche « bottom-up » en plus de la « top down » (étatique), afin d’obtenir de bons outils et des bonnes pratiques. Le rapport DD ne sera pas voué à disparaître, puisqu’il est en fait beaucoup plus complet. Il est aussi clair que les entreprises vont devoir recruter de nouveaux talents pour effectuer toutes ces nouvelles mesures RSE.

CONCLUSION :

Valoriser la valeur long-terme des entreprises pour toutes les parties prenantes dans le souci de créer de la valeur durable et partagée sera le défi des années à venir. Le reporting extra-financier permettra aux entreprises de mieux anticiper l’avenir, de réduire les risques et les pressions externes. Les IFE contribueront donc véritablement à la compétitivité des entreprises, et sur ce plan, les entreprises européennes ont une longueur d’avance sur leurs homologues américaines, asiatiques ou africaines. Les IFE permettront un retour aux fondamentaux justes pour évaluer la vraie valeur des entreprises. Les investisseurs et la société civile demandent d’ailleurs cette transparence, laissant de moins en moins de place au « secret des affaires » ou au « business as usual » de l’ère capitaliste des 50 dernières années. Oui, mais…la pression du court terme et la crise économique et financière actuelle risquent de mettre un frein puissant au mouvement RSE, et beaucoup sont déjà en train de faire un lobbying intense pour ne pas monter dans le train, le jugeant « contraignant et coûteux ». Aux entreprises innovantes et expérimentatrices en matière de RSE de leur prouver le contraire !

Ethicity vient de présenter son étude sur la typologie des consommateurs 2011 et l'affichage environnemental. Tous les détails sont téléchargeables gratuitement ici. On retrouvera également une synthèse du rapport ici. En tous cas, les français sont, semble t-il, de plus en plus sensibles, concernés et surtout engagés en matière de DD...encourageant!

En ce dimanche, je me suis rendu à la gare d'Austerlitz où faisait étape "le train des idées", train composé de 6 wagons-conteneurs consacrés à une exposition itinérante pour expliquer les visions actuelles, ainsi que les solutions envisagées ou déjà existantes pour la création des villes durables du futur. Alors que la population urbaine mondiale va encore s'accroître, surtout dans les villes en bordure de mers, que les enjeux énergétiques et sociaux deviennent de plus en plus criants, cette exposition très intéractive (utilisation de vidéos, bornes intéractives, etc.) menées à l'initiative de la ville de Hambourg (ville verte de l'année 2011) m'a bien permis de saisir les enjeux des villes durables du futur. Malheureusement, le train repart aujourd'hui pour la Belgique, avant de rejoindre Hambourg, son point de départ. Plus d'informations sur ce train, les wagons, les initiatives durables, les villes traversées, les avis d'experts sur le site du train des idées. Je rajoute ici un article du magazine Time de cette semaine où il est justement question d'architecture durable aux pays-Bas, confrontés depuis longtemps à la proximité de la mer maintenant à la montée des eaux : l'idée? créer des habitats flottants. C'est sûr, dans 30 ans, nos villes ne seront plus les mêmes, entre comportements écologiques, écofrugaux, responsables et inovations technologiques ou architecturales. Il en va de la survie de l'espèce humaine, tout le monde ne pouvant pas vivre à la campagne...

Si on peut faire du bruit "utile", alors autant le faire...c'est pourquoi je relaye tout simplement comme d'autres sites internet l'appel pressant de Vincent Prolongeau, président d'Entreprise et Progrès, lancé via une lettre à François Fillon, lui demandant d'agir de façon urgente pour enfin obtenir la publication de l'article 225 du grenelle 2 relatif aux nouvelles obligations de reporting RSE incombant aux entreprises de plus de 5000 salariés dès cette année, 2000 salariés en 2012 et 500 salariés en 2013. Il faut en substance, dit-il, assurer une visibilité aux entreprises, afin que celles-ci puissent aussi investir dans les secteurs d'avenir et développer leurs politiques RSE...On peut vraiment se demander ce qu'est devenu le Grenelle au vu des immenses reculades opérées deouis ses débuts! Je reste convaincu que seules les initiatives volontaires et proactives menées par les entreprises feront avancer les choses...alors que le gouvernement devrait jouer un rôle de régulateur! Sans compter l'UE qui est en train de s'en mêler aussi, au risque de devancer le gouvernement français alors que la France avait pris une avance considérable en matière de RSE...Quels gâchis, quelles pertes de compétitivité dues à la bureaucratie et aux lobbys en tous genres...

La conférence annuelle FEDERE 2011 organisée par Les Echos aura lieu le mercredi 12 octobre 2011.

Le magazine Décisions Durable sera le partenaire de l'événement.

Cette 10ème édition du Forum Européen pour le Développement Durable et une Entreprise Responsable aura pour thème : "normalisation des pratiques RSE et nouveaux business models, quels plans d'action?".

Une thématique véritablement d'actualité, suite à la parution de la norme Iso 26000 et des décrets issus du Grenelle 2. Le contexte de crise n'a que fait de renforcer la nécessité de construire de nouveaux business models créateurs de valeur durable pour l'ensemble de la Société. La RSE devient donc un véritable outil de pilotage et de transformation des entreprises. J'ajouterais que les TPE/PME sont souvent les plus actives et qu'elles ont même un rôle de prescripteurs à jouer. Elles montrent qu'une nouvelle culture d'entreprise fondée sur l'humain et créatrice de valeur partagée est la meilleure solution pour conquérir de nouveaux marchés, rester compétitif, devancer les réglementations. Sans compter l'agilité et la souplesse qu'apportent les nouveaux outils de gouvernance comme la sociocratie, l'holacratie et les moyens du web 2.0.

Je vous souhaite au passage une bonne rentrée...et au travail!