Le Classement des 100 entreprises les plus engagées en faveur du développement durable dans le monde (Global 100) est un projet annuel lancé à l’initiative de Corporate Knights, magazine du capitalisme responsable. En 2010, Corporate Knights a collaboré avec trois partenaires stratégiques pour identifier les 100 entreprises les plus engagées en faveur du développement durable dans le monde : Inflection Point Capital Management, gestionnaire d’actifs spécialisé dans le développement durable fondé par Matthew Kiernan, Global Currents Investment Management de Legg Mason et Phoenix Global Advisors LLC (plate-forme de conseil et technologie spécialisée dans le développement durable). Lancé en 2005, ce classement est annoncé chaque année lors du Forum économique mondial de Davos.

Encore un classement de plus? Personnellement, je n'aime pas trop ça, mais cela donne tout de même des indicateurs. A vous de juger!

Le gouvernement vient de recevoir le rapport qu'il a commandé au Centre d'Analyse Stratégique concernent les pistes à explorer pour mettre la France et les français sur kla voie d'un modèle de production et de consommation plus durables. Voici donc ce rapport : 25 propositions pour une consommation durable

Ces propositions s'inscrivent tout à fait dans l'esprit du livre d'Annie Léonard, "La Planète Bazar", traduction du livre et du site internet "The Story of Stuff", que je viens de terminer. Un livre décapant, dont on ne sort pas indifférent. On réalise à quel point notre modèle de développement marche sur la tête, alors que la nature est si parfaite...

Espérons que toutes ces propositions vont nous permettre de sortir de notre modèle irréaliste du "extraire, produire, consommer, jeter" pour faire de nous des citoyens actifs, responsables, conscients de leurs droits mais aussi et surtout de leurs devoirs envers eux-mêmes, la planète et les générations futures.

Bonne lecture, et surtout devenez porte-paroles de ces initiatives via votre engagement citoyen...

Grand rendz-vous annuel des acteurs économiques et politiques de notre planète, le forum de Davos 2011 semble tout particulièrement préoccupé par l'avenir plus "responsable" de notre monde : Ban Ki-moon appelle à une "révolution pour un développement durable", quant aux entreprises, elles semblent enfin réaliser que c'est en intégrant la résolution de challenges mondiaux (eau, santé, éducation, alimentation, accès aux technologies, etc.) dans leur core business et en leur apportant des solutions durables et responsables, qu'elles gagneront la confiance des citoyens et augmenteront leur compétitivité.

Reste à traduire tout cela en actes!

Si vous souhaitez participer à cette grande conférence annuelle sur la RSE et l'entreprenariat social, je vous invite à consulter le programme! De nombreux grands acteurs sont attendus, l'occasion de s'enrichir et d'échanger pour faire rimer business avec durabilitén et responsabilité.

Le colloque "Initiatives et achats responsables" s'est déroulé le 17 janvier dernier , organisé cette année par l'Observatoire des Achats Responsables créé par Mazars, A2 Consulting, le Service des Achats de l’Etat et la CDAF (Compagnie des Acheteurs de France). Il a été l'occasion de présenter les résultats de la deuxième édition du Baromètre Achats Responsables mené par Opinion Way.

Et là, les résultats sont à la fois surprenants et pas "fameux" en matière d'actions concrètes. Je vous en laisse découvrir les raisons ici...

Voilà une bonne nouvelle, alors que les exigeances en matière de reporting se renforcent : L’OCDE et la Global Reporting Initiative ont conclu un accord de coopération, destiné à aider les entreprises à faire un plus large usage, respectivement, des recommandations de l’OCDE pour les entreprises multinationales et du référentiel de publication de l’information sur le développement durable, publié par la GRI. L’objectif est d’assurer une cohérence et une uniformité accrues dans les initiatives mises en œuvre par les entreprises pour agir de façon plus responsable et pour être davantage transparentes sur leur responsabilité en matière de développement durable. Le protocole d’accord conclu vise à mettre en place un programme de trois ans visant à encourager les entreprises à se servir de ces recommandations et de ce référentiel, pour tirer parti des synergies obtenues entre les deux instruments et renforcer la coopération dans des domaines communs d’intérêt mutuel.

Plus d'infos sur les actions 2011 de la GRI ici.

Assister à un événement TED est toujours un privilège et un moment extraordinaire : c'est l'occasion d'écouter des gens passionants qui, chacun à leur façon, tentent de faire progresser le monde (de Steve Jobs à Jamie Oliver qui lutte contre la malbouffe). C'est d'ailleurs la philosophie même à l'origine de ces manifestations qui ont lieu désormais dans le monde entier : "des idées qui méritent d'être diffusées".

TEDEXParis, donc, 2ème édition...avec des intervenants variés. Je vous laisse les découvrir :

Jean-François Noubel, sur les monnaies libres : 

"le monde de demain ne sera pas le fruit de nos réactions mais le fruit de nos actions"

Jean-Louis Servan Schreiber, sur les 4 paradoxes de la Vitesse :

"Il nous faut résister à l'accélération"

Elisabeth Laville : "L'innovation, nouvelle frontière du développement durable" : pour qu'il se matérialise vraiment en entreprise, elle prône 3 ruptures : des engagements forts (Philips, Unilever), des approches proactives (Toyota, avec l'hybride), un changement de modèle économique ." Il vaut mieux prendre le changement par la main, avant qu’il ne nous prenne par la gorge" (Churchill).

Pierre Rhabi : “La moderation nous donne l’équilibre, la joie d’être pour répondre aux nécessités les plus élémentaires.” ; La beauté sauvera le monde disait Dostoievski.
Quelle cette beauté ? Le partage, la compassion, la générosité, des valeurs ringardes et pourtant ô combien fabuleuses.

Toutes les interventions ici et ici 

 

je viens d'acquérir le dernier ouvrage  d'Hugues Sibille (coécrit avec Tarik Ghezali) "Démocratiser l'économie" (éditions Grasset, 12 euros). Voilà un fascilcule à lire en ce début d'année! Une vraie bouffée d'oxygène et surtout un texte force de propositions et d'actions concrètes pour remettre l'économie à l'endroit, en accordant une place essentielle à l'humain, au sens, aux valeurs et à l'action citoyenne. Un vrai plaidoyer pour une nouvelle forme d'organisation de l'économie et de la société, basée sur des partenariats et une coopération entre associations, ONG, citoyens, entreprises et Etat. Ce livre n'est pas...indignation (on en parle trop ces temps-ci à mon goût, et même si je pense que c'est nécessaire, il faut ensuite oser proposer des solutions!) mais proposition d'actions utiles.

Il s'agit de favoriser les différentes formes d'entreprises et de pratiques responsables : entreprises sociales, sociétés de personnes, entreprises classiques engagées dans des actions de RSE. Hugues Sibille insiste sur la primauté de l'économie de marché et sur le rôle de l'individu, mais en les mettant au service d'une vision humaniste de l'économie où le profit n'est plus l'unique et première finalité. Il s'agit de construire une nouvelle société où l'on pense justice, solidarité, respect, valeurs éthiques, vision long terme, partage, démocratie participative. La finance doit servir l'économie, ce qui n'a pas de prix doit être estimé à sa vraie valeur.

Entrepreneurs, si vous souhaitez participer à cette nouvelle façon d'entreprendre et à la construction non utopiste d'une Société plus juste, alors lisez ce livre! J'ajouterais que les auteurs auraient pu introduire les notions de sociocratie et d'halocratie, formes encore plus avancées et innovantes du concept de démocratie participative...

Interview de tarik Ghezali sur France Culture ici.

Cette année, le forum économique mondial de Davos en Suisse, ce grand rendez-vous annuel des "grands qui pèsent dans le monde" où sont discutés toutes sortes de sujets eu égard de l'avenir de l'économie mondiale, aura pour thématique la "croissance inclusive". Un excellent post de la Harvard Business Review" revient sur cette notion. Mais nos chers entrepreneurs sociaux et promoteurs du social business ne sont-ils pas les pionniers dans ce domaine? Car ce dont il s'agit, c'est bien de trouver des solutions locales aux problèmes ou défis locaux, de réfléchir à partir du terrain avec tous les acteurs concernés pour trouver des solutions adaptées et accessibles au plus grand nombre. sans parler de leur caractère duplicable et de leurs composantes sociales et/ou environnementales. C'est aussi l'esprit Base Of Pyramid, mais auquel on ajoute sans doute déjà des notions de sociocratie et d'holacratie!

A nous, dans chacune de nos organisations, de travailler à élaborer des solutions agiles, partagées, décidées par consentement et profitables à tous.

Chers lecteurs,

En ce début d'année 2011, tous mes voeux les meilleurs vous accompagnent dans vos vies et vos quotidiens respectifs. Que cette année fasse de vous des acteurs de changements positifs au service d'un développement économique et social plus durable et équitable. Tout au long de l'année, j'essaierai de mettre en valeur toutes les initiatives qui permettront de changer progressivement de paradigme, notamment celles des entreprises et entrepreneurs engagés dans la construction de cette société plus inclusive.

Il nous faut en effet sortir de deux siècles fondés sur la mécanique, la loi du progrès et des gains de productivité sans autre fin qu'une croissance économique débridée et destructrice de notre environnement et biosphère toute entière. L'ingénieur doit se réconcilier avec le philosophe, la mécanique du progrès doit s'inspirer de la nature pour faire place au biomimétisme : c'est en imitant les formes naturelles, les processus, les formes et les stratégies de la nature, que l'homme arrivera à créer un environnement dans lequel il ne se considèrera plus supérieur à la nature, mais seulement une part, certes dotée d'une intelligence exceptionnelle, d'un ensemble bien plus grand dont le fonctionnement même est aujourd'hui en péril.

La société civile, les entreprises, les associations et ONG ont donc un rôle très important à jouer dans la mutation en cours. C'est du terrain que partent les actions concrètes qui finiront par convaincre nos politiques.

C'est pourquoi je vous invite à découvrir très vite ces quelques sources "d'informations positives" que j'ai découvertes pendant la trève des confiseurs (avec ma boîte de chocolats à côté!) :

1. Le "Libé des Solutions" paru le 24 décembre 2010, en collaboration avec Reporters d'Espoirs;

2. Le nouveau magazine Clés, de Jean-Louis Servan Schreiber, avec notamment des articles sur le biomimétisme, la fin du matérialisme, avec pour toile de fond l'importance de retrouver du sens à nos vies;

3. Le tout nouveau numéro de janvier 2011 de Terra Eco" sur les 100 personnalités qui changeront le monde en 2011, vus sous l'angle des thématiques "inventer, partager, protéger, ralentir et recycler";

4. Le Bilan Planète" du Monde, avec tous les acteurs et initiatives porteuses de solutions en matière de progrès social, humain et écologique...au service d'une croissance soutenable.

Inspirez-vous de tout ces acteurs et initiatives, soutenez-les, mettez-vous en rapport avec leurs initiateurs. Votre entreprise, votre vie, votre quartier, votre sphère d'influence en profitera et en sera changée!

BONNE ANNEE DE CHANGEMENTS POSITIFS 2011!

Denis Sabardine