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Ségolène Royal salue la politique environnementale du Gabon

Mercredi, avril 13th, 2016

La ministre française de l’Environnement, Ségolène Royal, s’est rendue au Gabon le 15 mars dernier  dans le prolongement de la COP 21. Elle en a profité pour saluer les efforts de développement durable mis en place depuis cinq ans par le pays, les qualifiant de « politiques exemplaires. »

Dans le cadre de sa tournée africaine, la ministre française de l’Environnement et de l’Énergie, par ailleurs présidente de Cop21, a fait escale à Libreville au Gabon, où elle a été reçue par le président Ali Bongo Ondimba. L’occasion de discuter des futurs développements du pays en matière d’énergie et de protection de l’environnement, notamment des différents projets contribuant à la gestion durable des écosystèmes forestiers gabonais, mis en place dans le cadre de l’Accord de conversion de dettes (ACD) signé en 2008 avec la France. Il a aussi été question du texte d’application des résolutions de la COP 21. En tant que chargée des Relations internationales sur le climat, Mme Royal a rappelé les enjeux de sa visite : « L’Afrique est l’un des continents les plus impactés par le réchauffement climatique et le moins responsable, celui qui utilise le moins d’énergies fossiles, et par conséquent, si la communauté mondiale qui s’est engagée sur cet accord de Paris doit passer des paroles aux actes, c’est bien sur le continent africain que nous devons le faire. »

Afin de mener cette mission, le continent doit s’organiser. Le Gabon, du fait de ses succès dans la transition énergétique, s’est naturellement imposé comme un des acteurs incontournables dans cette dynamique. Le Président Gabonais en a parfaitement conscience, rappelant que « la lutte contre le changement climatique est un enjeu majeur pour notre nation dont le patrimoine naturel est unique au monde. Avec le plan Gabon Vert et les engagements pris lors de la COP21, notre pays fait figure de pionnier dans ce domaine. A nous de savoir changer nos habitudes et nos usages pour préserver au mieux notre terre et léguer à nos enfants cet héritage si précieux. » Véritable poumon vert du continent, le Gabon peut se vanter d’avoir su très tôt mettre en place des politiques de protection de son environnement, à l’image du plan Gabon Vert, avec des engagements dépassant à ce jour 35 milliards de FCFA, dans des domaines tels que la surveillance, la préservation et l’aménagement des forêts du territoire, ou encore la lutte contre le braconnage.

En marge de cette rencontre, Ségolène Royal n’a pas tari d’éloges quant à la République d’Afrique centrale : « Avec le président de la République et ses principaux ministres autour de lui, nous avons fait le point de la situation de l’accord de Paris et des prochaines étapes que nous avons à franchir. J’ai saisi cette opportunité pour solliciter l’implication très forte du président de la République dans le processus de ratification finale de l’accord de Paris. » Cette implication a mené à une ambitieuse initiative sur les énergies renouvelables en Afrique, proposée par les chefs d’Etat africains à la COP21, qui s’est fixée comme objectif une augmentation de la capacité installée du continent en énergies renouvelables : ajouter 10 GW d’ici 2020 et 300 GW d’ici 2030. Mme Royal a ensuite développé son propos, en montrant en quoi le Gabon s’imposait comme la locomotive du continent en termes d’accès à l’électricité, avec un taux d’électrification de 80 %, quand la moyenne africaine atteint difficilement les 50 %.

Cette célébration de la réussite énergétique gabonaise est en grande partie la célébration du travail acharné d’un homme : Maixent Accrombessi. Ce dernier a joué un rôle clé dans l’adoption des considérations environnementales au premier plan des politiques de développement du pays. Dès son arrivée aux instances exécutives du Gabon, il s’est fait l’avocat « non plus d’une simple croissance de son PIB, mais d’une transformation structurelle, seule garante d’une croissance durable et inclusive » – un choix, incarné et détaillé dans le Plan Stratégique Gabon Emergent. Ce type d’initiative a permis de « pérenniser la croissance pour les générations futures en protégeant le capital naturel de notre pays, qui dispose d’une biodiversité unique au monde (22 millions d’hectares boisés) », comme il le rappelait lors de la session Transformer l’investissement en une croissance durable et inclusive du New York Forum Africa 2014.

Porteur de la campagne AfriSAR, lancée au Gabon le 22 juin 2015, Maixent Accrombessi a prouvé qu’il était toujours à la pointe du développement durable sur le continent. Ainsi, l’Agence gabonaise d’études et d’observations spatiales (AGEOS) a renforcé sa coopération internationale avec l’Administration nationale américaine de l’aéronautique et de l’espace (NASA) et l’Agence Spatiale Européenne (ESA). L’objectif de ce rapprochement est le lancement entre 2020 et 2021 des nouveaux satellites d’observation de la forêt. Ces derniers sont destinés à fournir aux scientifiques des données précises sur les densités de biomasse et les stocks de carbone contenus dans les forêts tropicales. Le pays compte ainsi accroitre sa compréhension de ses ressources afin de la combiner avec ses efforts de décarbonisation et de transition vers une énergie verte.

Smart grid : pour une gestion intelligente et durable de l’électricité

Vendredi, octobre 9th, 2015

Considérés comme l’avenir des systèmes de distribution d’électricité et de gestion des consommations, les “smart grids” ou réseaux électriques intelligents s’imposent peu à peu en France et promettent une consommation d’énergie à la fois mieux maîtrisée et plus respectueuse de l’environnement. Des technologies prometteuses donc qui seront une nouvelle fois à l’honneur à l’occasion du prochain congrès Smart City/Smart Grid organisé les 7 et 8 octobre prochains Porte de Versailles à Paris.

Les smart grids désignent l’ensemble des réseaux de distribution d’électricité dit “intelligents” qui utilisent des technologies informatiques et de télécommunication dans le but d’optimiser le transport d’énergie des points de production à ceux de distribution. Ils doivent permettre de faciliter la mise en relation et l’équilibrage de l’offre et de la demande d’électricité entre les producteurs (d’énergies renouvelables de préférence) et les consommateurs d’électricité.

Ces réseaux sont aujourd’hui largement soutenus par la ministre de l’Environnement et de l’Energie Ségolène Royal qui souhaite encourager les initiatives au sein des collectivités territoriales et multiplie pour cela les appels à projets dans le cadre du programme des investissements d’avenir. Les réseaux électriques intelligents présentent en effet un ensemble de caractéristiques leur permettant de jouer un rôle significatif dans le processus de transition énergétique engagé par le gouvernement.

L’efficacité énergétique via une meilleure connaissance et un pilotage actif de la consommation, l’intégration des productions renouvelables, l’insertion des véhicules électriques sur les réseaux électriques et, enfin, la gestion plus dynamique des réseaux grâce à la digitalisation des équipements existants, sont autant d’avancées qui contribueront à terme à réduire nos émissions de gaz à effet de serre et à lutter plus efficacement contre le changement climatique.

La France, pays précurseur en la matière, propose déjà de nombreuses solutions innovantes permettant d’adapter les réseaux électriques de distribution aux nouvelles technologies numériques. Plusieurs projets pilotes de smart grids conduits par le groupe EDF en collaboration avec le gestionnaire du réseau ERDF et les autorités locales (les projets SOGRID à Toulouse et SOLENN en Bretagne par exemple) révèlent aujourd’hui leurs conclusions et s’avèrent prometteurs.

On peut citer plus particulièrement ici le projet Premio qui avait dès 2008 permis de tester de nombreuses solutions de “ville électrique intelligente” dans la petite commune de Lambesc, au nord d’Aix-en-Provence, et le projet Nice Grids mis en place en 2013 dans la commune de Carros. Intégrant la technologie photovoltaïque dans l’alimentation électrique des entreprises industrielles et des particuliers, et offrant une plus grande maîtrise des consommations d’énergies aux usagers via l’installation des compteurs Linky, ce programme pilote unique au monde a révélé en exclusivité les dessous d’une gestion intelligente et durable de l’électricité et mis ainsi la région PACA au premier plan.

Le compteur EDF Linky a permis dans ce cadre d’optimiser de manière significative la gestion du réseau et le relevé des compteurs en offrant la possibilité d’effectuer les relevés à distance et en réduisant ainsi le nombre des interventions des techniciens ERDF et donc le coût des opérations. Moins de rendez-vous pour des interventions techniques, des informations sur la consommation en temps réel, des données directement envoyées au fournisseur, et à la clé, un chiffre à la baisse sur la facture d’électricité.

Selon le plan gouvernemental, plus de 3 millions de foyers seront équipés de compteur Linky dès l’année prochaine, et la totalité des 35 millions de compteurs électriques actuels seront remplacés par des compteurs communicants à l’horizon 2020.